Intervenant, dimanche dernier, lors d’un congrès travailliste dans son fief électoral de Rose-Belle où il célébrait également ses 25 ans de vie parlementaire, le ministre des Affaires étrangères, Arvin Boolell, a fait une révélation de taille. Malheureusement, celle-ci a été éclipsée par le conflit Sik Yuen/Xavier-Luc Duval au PMSD, sinon noyée dans les inondations à répétitions causées par le mauvais temps qui ont occupé tous les médias !
Reprochant à sir Anerood Jugnauth, le leader du MSM et ancien président de la République redescendu dans l’arène politique, de n’avoir aucune reconnaissance envers le Labour qui lui a permis de régner pendant longtemps et faisant particulièrement référence aux difficultés qu’éprouvait sir Anerood pour conserver le pouvoir après l’affaire des Amsterdam Boys, Arvin Boolell à déclaré ce qui suit : « Un Premier ministre de l’Inde qui était à Maurice en visite officielle avait demandé à sir Satcam Boolell de sauver son gouvernement. L’Histoire reconnaîtra ce qu’a fait le PTr pour permettre à Jugnauth de sauver son poste de Premier ministre. Aujourd’hui, en raison de ce qu’il fait par obscénité politique, il (Ndlr : SAJ) entrera dans la poubelle de l’Histoire. »
Arvin Boolell, un parlementaire au long cours et, de surcroît, ministre des Affaires étrangères rompu aux règles de la diplomatie, a du bien peser ses mots en sachant qu’ils pourraient, inévitablement, causer de l’embarras au niveau de la chancellerie. Mais, le coup est parti et, même si après,le ministre n’a pas voulu en dire plus – après avoir déjà trop dit -, on sait maintenant que ce Premier ministre de l’Inde en visite officielle dans le pays tout juste après l’éclatement de l’affaire Amsterdam (31 décembre 1985) était Rajiv Gandhi, le fils à la grande et distinguée Indira.