La récente campagne nationale du Collectif Arc-en-Ciel sur les droits des personnes LGBT a attiré des remarques haineuses, homophobes et sexistes sur les réseaux sociaux et autres médias.  Ces déclarations et commentaires d’un autre âge démontrent l’étendue de l’ignorance d’une partie de la population à l’évolution du droit international sur les questions LGBT.
Toute personne, quel que soit son sexe, ou identité de genre a le droit d’être traité avec respect et nul ne devrait craindre pour sa propre sécurité ou être privé de sa dignité en raison de son orientation sexuelle. L’État mauricien a le devoir (à travers son human rights desk au P.M.O  par exemple) de protéger les droits des personnes LGBT  en vertu de la Charte des Nations unies.  C’est aussi la responsabilité de l’État et surtout de la NHRC (National Human Rights Commission) d’éduquer les citoyens de la République pour faire comprendre aux milliers d’homophobes que comprend ce pays qu’être hétérosexuel ne confère aucune supériorité sur les citoyens avec une orientation sexuelle autre.
DIS-MOI  déplore le langage haineux et discriminatoire employé par des dizaines de Mauriciens et voudrait exprimer sa solidarité à toute la communauté LGBT de Maurice et du Sud-Ouest de l’Océan Indien.  DIS-MOI  se réserve le droit de saisir la E.O.C (Equal Opportunities Commission) pour dénoncer des individus précis qui se sont exprimés sur les réseaux sociaux. 
Finalement DIS-MOI a la volonté de renforcer le combat contre l’homophobie dans cette région du monde à travers la création d’une Commission LGBT dans les jours à venir.  Travailler de concert avec les forces progressistes du Sud-Ouest de l’Océan Indien est devenu impératif si l’on veut faire reculer l’obscurantisme…
24 février 2015