La Mauritius Head Teachers’ Association (MHTA) a écrit au ministère de l’Éducation aujourd’hui pour demander à ce que la gestion du repas chaud soit confiée à une unité spéciale. Le syndicat des maîtres d’écoles estime que les guidelines fournies par le ministère comporte des responsabilités qui ne relèvent pas de leurs compétences.
Les guidelines concernant les traiteurs distribuées aux maîtres d’école précisent entre autres : The building and facilities should be of sound construction and maintained in good repair ; No person should store or use any food which is not clean, wholesome, free from adulteration and which is not safe for human consumption… La liste compte 46 conditions que les fournisseurs de repas chauds dans les écoles doivent respecter. « Mais qui va s’assurer que ces conditions soient respectées ? Prend-on les maîtres d’écoles pour des inspecteurs sanitaires ? » se demande Jaganarden Sunassee, président de la MHTA.
Dans une autre circulaire envoyée aux maîtres d’écoles, le ministère précise : « Quality, quantity, time of delivery and compliance with guidelines, norms and standards will be monitored daily by a school team led by the Head Master. »
Jaganarden Sunassee est d’avis que trop souvent, le ministère de l’Éducation « prend les maîtres d’école pour de l’argent comptant. » Il regrette que souvent, des décisions soient prises au niveau du ministère sans consultation ni dialogue avec les maîtres d’école et que par la suite, ce sont ces derniers qui doivent en assumer les responsabilités.
L’incident à l’école de Bambous la semaine dernière est « la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, concernant ce manque de planning », ajoute Jaganarden Sunassee. Selon lui, le maître d’école est un pédagogue et son rôle est de gérer le travail des enseignants et des enfants. « Nous n’avons ni le temps, ni les compétences pour évaluer si un traiteur est apte à fournir le repas aux enfants. »
Dans sa lettre rédigée aujourd’hui, la MHTA demande ainsi au ministère de mettre en place une cellule, à son niveau, pour gérer la distribution de repas chauds dans les écoles ZEP.
Le syndicat envisage des actions, « même légales si nécessaire », au cas où le ministère refuse de prendre sa requête en considération.
Par ailleurs, la MHTA a également commenté le refus du ministère d’admettre une fillette habitant la localité à l’école Raoul Rivet. Elle rappelle que lors d’une réunion avec les autorités concernées en septembre 2012, elle avait réclamé la mise à jour des catchment areas au niveau national. « On nous avait laissé entendre que le département Planning y travaillait déjà, mais où en est-on ? Le profil des régions a évolué avec la création, entre autres, de morcellements, mais les catchment areas n’ont pas été revues depuis au moins vingt ans. »
La MHTA est soutenue dans ses revendications par le syndicat des School Clerks. Brijmohun Bhoyroo, le président, regrette que ses collègues et lui-même se retrouvent avec des responsabilités supplémentaires, surtout depuis l’abolition du poste de Word Processing Operator.