Des employés de l’ex-SMEDA, qui demandent l’autorisation de la Cour suprême pour réclamer une Judicial Review contestant l’exercice de recrutement et de redéploiement entrepris au sein de la nouvelle compagnie de l’État, SME Mauritius Ltd, reviennent à la charge.

Certains, ayant reçu leur lettre de transfert durant la semaine, expriment leur mécontentement. Après avoir adressé plusieurs correspondances aux ministères concernés, ces employés, qui disent « subir une grosse injustice », ont écrit à l’Ombudsman alors que d’autres actions légales sont envisagées dans les jours à venir.

Les contestataires avaient, par l’entremise de leurs hommes de loi, l’avoué Gautam Ramdoyal et l’avocat Ganessen Mooneesawmy, demandé à la cour de leur donner l’autorisation d’avoir recours à une révision judiciaire pour contester l’exercice de recrutement. Si ces employés ont remporté une première manche avec SME Mauritius, qui a pris l’engagement devant la cour d’appliquer l’exercice de redéploiements, selon les dispositions de la loi, et ce en attendant qu’ils soient fixés sur leur demande, ils font face à d’autres difficultés.

Ils contestent ainsi la manière dont l’article 16 (3) de la SME Act 2017 est implémenté par le secrétaire permanent du ministère de tutelle, Vassoo Putchay. La loi, votée à l’Assemblée nationale l’année dernière, préconise que les employés en poste à la SMEDA, avec l’entrée en vigueur de celle-ci, soit à partir du 18 janvier dernier, seront sujet à trois options. « (A) To be transferred to SME Mauritius Ltd on new terms and conditions which shall not be less favourable than those of his previous employment; (B) to be redeployed so far as it is practicable to any ministry or statutory body where vacancies in a similar position are available on terms and conditions which shall not be less favourable tha those of his previous employment; (C) for retirement on the ground of abolition of office and be paid his pension benefits in accordance with the Statutory Bodies of Pension Funds Act… », préconise ainsi la loi présentée par le ministre Sunil Bholah au Parlement en novembre dernier.

Mais selon ces quatre employés de l’ex-SMEDA, les choses « se passent différemment »