Les employés de la Mauritius Revenue Authority ont voté contre le rapport Appanah sur la révision salariale 2017. C’était lors d’une assemblée générale et un déjeuner annuel, hier à Taher Bagh, Port-Louis. Selon le président de la Mauritius Revenue Authority Staff Association (MRASA), Jean Claude Jonckeer, le rapport, rendu public le 18 décembre dernier, fait fi de certaines recomman- dations des employés.

Narendranath Gopee, président de la Federation of Civil Service and Other Unions (FCSOU) et négociateur pour les employés de la MRA, est catégorique. Selon lui, le rapport publié a été modifié. « Le rapport salarial de la MRA est intrigant car nous avons l’impression qu’il a été modifié. Il y avait plusieurs recommandations du syndicat mais qui ne figurent pas sur le rapport final. D’où la raison de nos soupçons », explique le syndicaliste.

Il précise que plusieurs recommandations avaient été faites dans l’intérêt des employés, surtout en ce qui concerne leur comité disciplinaire et le système de discipline existant à la MRA. Toutefois, des amendements n’ont pas été apportés. La direction a toujours un pouvoir sur le personnel et peut toujours prendre des décisions à travers son comité disciplinaire, soutient Narendranath Gopee.

Pour sa part, Jean Claude Jonckeer indique que le rapport faisait mention de plusieurs « issues » qui auraient pu être résolus par la MRA. « Au cours de cette assemblée générale, nous avons mis en garde nos membres sur les problèmes qui n’ont pas été réglés, ainsi que sur les pièges que contient le rapport. Quand nous l’avons étudié, avec notre négociateur Narendranath Gopee et notre conseiller légal, nous avons réalisé que certains contenus sont illégaux », soutient le président de la MRASA.

À l’issue de cette rencontre, le syndicaliste dit avoir envoyé une lettre à la direction, la semaine dernière, relativement à la clause six qui concerne les option forms, et qui serait anticonstitutionnelle. Le syndicat a demandé à la direction d’amender cette clause mais sans succès.

Jean Claude Jonckeer indique que le syndicat avait demandé une hausse de 28 % prenant compte de l’inflation, du pouvoir d’achat, de la productivité nette, du nombre d’heures de travail. Il avait aussi réclamé l’introduction du vacation leave, le recrutement d’employés, l’augmentation des subventions funéraires, des allocations de repas, le certificat duty free et l’assurance de voiture en cas de décès, dix jours de congé de paternité, entre autres.

Les employés ont également souhaité l’introduction d’un early retirement scheme. Pour le syndicat, les employés doivent aussi bénéficier d’une allocation pour les qualifications supérieures, d’une improved leave policy, d’une allocation pour des travaux additionnels, d’une augmentation pour les longs services, d’allocations pour la FITA & Gambling Unit, de l’alignement de la politique du congé sans solde avec le secteur public, de la mise sur pied d’un Transfer Committee, d’une pension garantie à l’issue du décès d’un pensionnaire pendant 12 ans et demi, entre autres.