Ce week-end a eu lieu l’un des concerts les plus attendus du public, Envole-Moi, présenté par Les Enfants d’un Rêve. Un spectacle haut en couleur avec les performances d’une quarantaine d’artistes et de musiciens pour financer l’écolage des enfants défavorisés de Richelieu, pour une nouvelle perspective d’avenir et une meilleure qualité de vie.
Ce spectacle qui a pour réputation un certain professionnalisme n’a pas su être à la hauteur des attentes cette année, comparé à la version d’il y a deux ans. Les voix y étaient mais il manquait quand même l’étincelle qui aurait certainement fait vibrer plus d’un. Il faut dire que choisir le J&J Auditorium comme lieu était assez audacieux, mais la salle n’a pas su servir le spectacle. En effet, la sonorisation posait problème, avec les micros qui étaient soit trop fort soit pas assez, et le fait que la salle ne soit pas remplie faisait que les voix résonnaient, au point de créer des maux de tête.
Il faut quand même avouer que la puissance vocale des chanteurs était impressionnante, Allumer le Feu par Eric de Châteauneuf, par exemple, était spectaculaire, même si on avait une impression de déjà vu. Le répertoire musical était très moderne mais ne s’accordait pas avec certaines voix, d’où les décevantes prestations de certains. Pour certaines prestations, surtout pour les duos et trios, l’harmonie n’était pas au rendez-vous et par ailleurs l’on n’entendait presque pas les choristes. Les problèmes de micros n’ont pas masqué les fausses notes de certains, sans compter quelques épisodes “freestyle” qui n’étaient pas toujours pertinents. Il est dommage également que le casting de cette année soit pauvre en voix masculines.
Il convient de souligner néanmoins que le concert était à but caritatif et que lutter pour la bonne cause est le plus important. Toujours est-il que le concert n’a pas été à la hauteur des attentes et que plus de créativité aurait été bienvenu. Le “mashup” d’Umbrella/Singing in the Rain, entre autres, faisait assez cliché et cela devenait même ennuyeux. Par contre Winds of Change en mode reggae était des plus charmant. Le petit medley de séga mauricien a également apporté un peu de chaleur. Les chorégraphies, enfin, étaient splendides. Le plaisir ressenti par les artistes, de même, était palpable.
Même si le concert était loin d’être parfait, on s’impatiente de revoir Les Enfants d’un Rêve l’année prochaine avec espérons-le des nouveautés pour le bonheur de leur public et des organisations qu’ils viendront aider.