L’enquête confiée au Central CID sur la fausse alerte à la bombe à la boîte de nuit Les Enfants Terribles, impliquant des policiers, s’est poursuivie hier avec une parade d’identification. Les videurs du night-club n’ont pas eu de mal à désigner formellement les quatre constables affectés au poste de Triolet – dont le principal suspect le constable Bassawa – qui étaient présents sur les lieux dans la nuit de vendredi à samedi.
À ce stade, les sources policières indiquent que c’est principalement le constable Bassawa, en liberté conditionnelle depuis mardi après avoir versé une caution de Rs 5000, qui a du souci à se faire suite aux accusations portées contre lui.
L’officier de police, qui répond à un chef d’accusation provisoire de fausse alerte à la bombe, a fait comprendre aux limiers du Central CID qu’il ne fournira sa défense qu’en présence de son homme de loi. Compte tenu du calendrier chargé de ce dernier en cette fin de semaine, tout porte à croire que rendez-vous devrait être pris la semaine prochaine en vue de cet exercice.
Les informations recueillies auprès des sources policières et des employés de la boîte de nuit située à Pointe-aux-Canonniers tendent à confirmer que le groupe de quatre policiers du poste de Triolet s’est présenté à la porte sous l’influence de l’alcool. Toutefois, ils devaient y accéder sans encombre en dépit des mesures de sécurité strictes de cette discothèque. La situation serait devenue embarrassante pour plusieurs clientes au moment où le constable Bassawa se serait rendu sur la piste de danse. « Le policier a commencé à s’approcher de certaines clientes qui se trouvaient sur la piste de danse. Son attitude a visiblement choqué les jeunes femmes », a avancé certaines sources à nos confrères de Week-End.
Au vu de ces « dérapages », le constable Bassawa et ses collègues ont été raccompagnés vers la sortie par les videurs de la discothèque Les Enfants Terribles. Les responsables de la sécurité devaient alors prendre la décision de leur refuser l’accès malgré leur tentative d’y accéder. C’est peu après que le constable Bassawa aurait déclenché une fausse alerte à la bombe. Les enquêteurs du Central CID sont parvenus à remonter la piste du principal suspect car celui-ci avait dévoilé son identité quand il a donné l’alerte au 148. L’enquête se poursuit.