Le rapport de la commission d’enquête fait état d’un empiétement dans l’exécution des fonctions des différentes agences sur le tracement des fonds pour identifier les activités illégales dans le pays. La Financial Intelligence Unit (FIU), agence responsable d’analyser tous types de blanchiment d’argent et de financement terroriste, et pour disséminer les informations aux agences concernées, a reçu au total depuis 2015 146 rapports émanant des banques et de l’Asset Recovery Unit concernant les transactions liées à la drogue.

La FIU explique que le faible nombre de cas rapporté par les banques est dû au fait que peu de preuves subsistent sur l’argent émanant de la drogue. Ces cas ont été référés à la MRA. En 2015, la FIU a enquêté sur cinq cas qui ont été rapportés dans la presse sur des saisies conséquentes de drogue. La FIU a conclu que des institutions bancaires ont été utilisées pour le blanchiment d’argent de drogue avec l’achat de voitures comme méthode préférée, de même que de propriétés. Le blanchiment d’argent s’est fait à travers des compagnies et l’utilisation de prête-noms, dans des casinos, maisons de jeu et dans les courses hippiques. La FIU révèle que l’utilisation de banques pour le blanchiment d’argent se fait par dépôt d’argent sur le compte personnel ou sur le compte d’un membre de la famille ou d’un associé, et que l’argent illicite est mêlé au revenu salarial.

Plusieurs comptes bancaires ont été utilisés dans différentes banques et sous différents noms pour rendre la détection difficile.