De l’épopée 2003, on recense cinq rescapés, avec comme général Akbar Patel. Orwin Castel, ex-gardien de but, est devenu son premier lieutenant. Jimmy Cundasamy, Jerry Louis et Kervin Godon sont montés en grade et peuvent être considérés comme des caporaux pour encadrer la jeune génération. L’expérience de ces anciens est déterminante dans la quête pour reconquérir l’océan Indien.
« Nous avons déjà vecu ces grands moments dans notre carrière. Nous les partageons désormais avec ces jeunes à qui nous avons fait bien comprendre que les JIOI constituent l’un des événements majeurs qu’un joueur mauricien peut aspirer à remporter car nous ne pouvons prétendre à d’autres chances sur le plan continental », a souligné l’adjoint de Patel.
Orwin Castel soutient que cette finale sera du 50-50 et que la pression est sur les Seychelles. « Nous sommes des outsiders. Par contre, les Dallons seront chez eux et n’auront pas droit à l’erreur devant leur public. Je pense sincèrement que le coup est jouable. Aux jeunes de saisir l’occasion et de devenir les champions de l’océan Indien », lance-t-il.
Jimmy Cundasamy, le premier buteur de 2003 contre La Réunion, est ravi de disputer sa deuxième finale en huit ans. Comme la dernière fois, il a repris son poste de faux ailier-défenseur sur le côté gauche depuis la demi-finale contre Mayotte jeudi.
« Peut-être que c’est un signe pour la finale car je veux bien terminer ma carrière internationale avec une médaille d’or, déclare le milieu de terrain de la formation réunionnaise de l’USS Tamponnaise qui a également remporté le tournoi de l’UFFOI en avril. Le moral est au beau fixe au sein de ce groupe rajeuni qui a pris confiance de match en match. Nous sommes confiants, même si nous savons que nous aurons des moments difficiles, surtout avec ce public seychellois. »