D’aucuns voudraient des études tertiaires accessibles au plus grand nombre. Sauf que le niveau académique des collégiens est en chute libre. Cela a évidemment une incidence sur la suite du parcours d’études. Quatre credits sont nécessaires pour passer en Grade 12 (Lower six). Malgré cela, le taux de réussite n’est pas fameux. Il faudra compter cinq credits en 2020 pour réussir. Pourquoi ?

On dirait presque une fuite en avant, après avoir séduit une jeunesse incertaine. Parmi elle, beaucoup ne jurent que par les diplômes. Sauf que l’art et la manière d’être et d’interagir avec autrui en milieu professionnel pourraient poser problème par moments. J’ai comme l’impression que l’épanouissement et le développement personnel sont un casse-tête chinois pour certains.

Former l’individu de demain semble le cadet des soucis de notre système éducatif. Cet aspect humain pourrait bien avoir été ignoré pendant trop longtemps. La réussite académique est érigée en priorité, alors que la formation de l’individu est quasi inexistante dans la plupart des établissements, à quelques exceptions près. Un grand boulot reste à abattre à ce niveau.

Une population estudiantine amoindrie en Grade 13 (Upper six) donnera des salles moins encombrées. Et on ne recueillerait que la crème de la crème à Réduit. L’élite de demain. Mais qu’on ne fasse pas accroire que l’éducation tertiaire est gratuite ! On en est bien loin. Appelons un chat un chat. Quid de celles et ceux qui n’ont pu réussir à passer entre les mailles du filet ?

Par ailleurs, est-on en droit de se demander ce que vaut un diplôme universitaire local sur le marché du travail ? Les études préprofessionnelles paraissent avoir la cote et c’est tant mieux pour ces écoles et leurs élèves. Les pays auraient besoin d’une main-d’œuvre qualifiée, offrant un service de plus en plus professionnalisé.

Et je ne vous parle pas de ces individus roulant des mécaniques. Ceux qui, un beau matin, abordent leurs collègues femmes et leur glisse, au cours d’une conversation, leur besoin d’évacuer la tension sexuelle qui les habite. On me laisse entendre que ce genre d’ours mal léchés sert invariablement le même discours à toutes les jeunes femmes qui se présentent à eux.

Certaines s’en émeuvent et d’autres en rient à gorge déployée… Cette envie de copuler à tout bout de champ relève sûrement de notre nature animale. Faudrait canaliser tout ça ! On dirait que la femme, à leurs yeux, est une sorte de trophée à accrocher à leur tableau de chasse. Des gazelles à courser avant de les croquer à belles dents. Une fois rassasié, le goujat piste déjà une autre proie.

C’est sensiblement un phénomène similaire dans la sphère politique. Non, je ne parle pas de coucheries extraconjugales (ce ne sont pas nos oignons), mais bien d’alliance officielle. Les camarades Pravind et Navin ont des affaires suspendues comme des épées de Damoclès au-dessus d’eux. Cela pourrait bien mettre un point final à leurs carrières politiques… en cas de jugements défavorables. Toute alliance avec un partenaire habituel semble tributaire du résultat de leurs procès.

Les honorables Zaza et Paul paraissent en mode get sinema, manz pistas, attendant le dénouement des imbroglios dans lesquels sont embarqués leurs alliés naturels, depuis que ce pays est indépendant. Entre-temps, les zoli mamzel et les matant enfilent des perles, en attendant ce fameux dimanche où la population sera appelée à glisser le bulletin dans la fente… pour le meilleur ou pour le pire !

Si l’honorable Pravind obtient gain de cause, cela sonnera le départ en campagne, de pied ferme ! Au cas contraire, on traînera sans doute la patte en vue d’une probable traversée du désert pour le petit prince, flanqué de son fidèle serviteur et esclave volontaire… N’en déplaise aux abolitionnistes !