Ça y est, après cinq mois de vacances – les plus longues connues par le pays depuis de nombreuses années –, les parlementaires reprennent le chemin de l’hémicycle ce mardi. Ils n’y ont pas siégé depuis le 13 décembre 2011. C’est une rentrée qui s’annonce animée avec un Question Time qui n’ignore aucun des thèmes ayant fait l’actualité de ces derniers mois.
Pour ceux qui l’auront déjà oublié, les débats sur le Discours-Programme, présenté le 16 avril par la présidente par intérim, Monique Ohsan-Bellepeau, démarrent aussi ce mardi et, contrairement à un certaine tradition qui veut que ce soit un ou une back-bencher qui présente la motion réclamant l’adoption de ce programme, circonstances obligent, c’est la Parliamentary Private Secretary Kalyanee Juggoo qui sera chargée de cette mission.
Ce débat ne devrait pas s’éterniser puisqu’il ne concernera que les élus de la majorité, ceux du MMM et du MSM qui se sont réunis hier pour coordonner leurs positions au Parlement ayant, comme déjà annoncé, confirmé qu’ils boycotteraient l’exercice. Vu le procès en légitimité qu’ils font au gouvernement dirigé par Navin Ramgoolam après le départ d’une des composantes de sa majorité, le MSM, l’opposition a décidé de ne pas participer à ce qu’elle a appelé un « gimmick ».
Pour ouvrir le Question Time, pas moins de 15 interpellations pour le Premier ministre avec Arianne Navarre-Marie avec le projet du UK All Parliamentary Group d’inclure l’archipel des Chagos au patrimoine mondial de l’Unesco. La député veut obtenir du chef du gouvernement la position que compte adopter le gouvernement sur ce dossier.
Kavi Ramano enchaîne avec une question sur le rapport du professeur Guy Carcassonne sur la réforme électorale réclamant le détail des dépenses encourues pour la rédaction du document, le sort que connaîtront ces recommandations et la date à laquelle un nouveau système électoral sera introduit.
Quant aux délimitations des circonscriptions, c’est Joe Lesjongard qui évoque le sujet. Il demandera au PM quand est-ce qu’il proposera une motion sur le rapport y relatif de l’Electoral Boundaries Commission déposé sur la table de l’Assemblée Nationale le 10 octobre 2009.