Le ministre de l’Environnement,  Raj Dayal, a survolé Roches Noires en hélicoptère et a atterri pour se faire défenseur du projet de développement foncier Azuri. Ce, en dépit des pétitions qui circulent sur Facebook exprimant la colère des contestataires face à la destruction d’un site riche en faune et en flore, situé au nord de l’île. Lors d’une conférence de presse au siège de son ministère, le jeudi 30 avril, Raj Dayal a d’emblée expliqué que “nous voulons que tout soit fait dans la transparence. J’ai décidé de convoquer la presse pour qu’elle diffuse les bonnes informations aux membres du public.” Tout cela dans le Style Dayal, comme il le précise.
Cette approche adoptée par le ministre de l’Environnement est due au fait qu’il y a “beaucoup de malentendus et de contestations” quant à la réalisation du projet Azuri, avance-t-il. Raj Dayal a tout d’abord précisé que le présent projet n’a aucun lien avec les autres projets contre lesquels les habitants du Nord s’étaient rebellés dans le passé. Quant à la demande de la société civile pour que le site désigné soit classé dans le cadre de la Convention Ramsar de protection des zones humides, il la balaie d’un revers de la main. Et il ajoute sur un ton ironique que cette certification n’a jamais fait barrage à des projets qui ont été développés sous l’ancien régime. “Avec le ministre Dayal ce ne sera pas le cas ! Tout sera fait dans la transparence”, soutient-il.