source photo : internet

Les parents des petites siamoises Marie-Cléa et Marie-Cléanne Papillon traversent actuellement une nouvelle épreuve. L’une des petites filles, en l’occurrence Marie-Cléa, ne survivra pas à la séparation envisagée par l’équipe médicale de l’hôpital Narayana à Bangalore, en Inde, où elles se trouvent depuis quelques semaines. Pour l’instant, c’est sa sœur Marie-Cléanne qui la maintient en vie. Ian Papillon, le père des bébés, est désemparé.
« La nouvelle nous a été communiquée par les médecins, jeudi dernier. Depuis ce jour-là, mon épouse et moi-même sommes anéantis. Nous devons accepter la conclusion des médecins, c’est-à-dire sacrifier l’une de nos filles pour sauver l’autre, car c’est Cléanne qui maintient sa sœur en vie. Swa nou perdi tou-le-de ou nou garde enn. Le choix est indiscutable. La décision est extrêmement dure, mais les médecins nous ont fait comprendre que s’il n’y a pas de séparation, nos filles ne vivront pas au-delà de 3 ans », nous a confié Ian Papillon, de Bangalore, hier soir.

Son épouse, Marie-Hélène, l’a rejoint lundi dernier. Selon le père des petites siamoises, l’équipe médicale n’aurait pas caché sa surprise en constatant que celles-ci étaient toujours en vie, peu de temps après leur arrivée en Inde. Pour cause, hormis leur condition, les nourrissons, aux dires de leur père, auraient contracté une infection.

« Je n’en sais pas plus à ce sujet », explique-t-il. Toutefois, a hier soir, les bébés se portaient bien. « Elles ne sont plus sujettes à des traitements spécifiques, mais restent sous perfusion. Elles ne prennent pas le biberon, parce que leurs visages sont trop proches »,poursuit Ian Papillon.

L’opération ne se fera pas de sitôt. Sauf en cas d’urgence. Les bébés devront gagner du poids avant une intervention. Toutefois, le couple Papillon ne cache pas ses inquiétudes sur le coût de l’opération et de l’hospitalisation de Marie-Cléanne. « Sa prise en charge après l’opération est primordiale pour sa survie. J’ai appris que l’opération, elle-même, est chère. La vie de Marie-Cléanne est entre les mains du gouvernement mauricien. Je lui lance un appel. Je sais que la population est de tout coeur avec moi, mais nous aurons besoin de l’aide financière du gouvernement », confie Ian Papillon. Si le ministère de la Santé dit suivre le cas des siamoises de très près, en revanche leur père concède ne pas avoir de nouvelles des autorités mauriciennes et aurait souhaité pouvoir communiquer avec elles.

Cette semaine, Marie-Hélène et Ian Papillon auront une rencontre avec tous les médecins qui vont se charger de l’opération de leurs filles. Mais, en attendant, c’est seuls en Inde que ces parents pleurent déjà l’une de leurs filles.