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Les 125 stations-service regroupées au sein de la Petrol Retailers Association (PRA) fermeront leurs pompes à partir du 11 novembre à midi. Les membres, réunis au Gymkhana Club ce jeudi, ont voté à l’unanimité en faveur de la grève. Ils déplorent que les autorités leur ont accordé une augmentation de 7 sous par litre d’essence contre 33 sous aux compagnies pétrolières.

Bhimraj Sunassee, président de la PRA, rappelle que des négociations avaient été ouvertes avec le ministre du Commerce, Ashit Gungah, en février 2017, et qu’un comité technique avait été mis sur pied pour étudier les demandes. Celles-ci étaient : une augmentation de la marge de profit, l’élaboration d’un règlement interdisant aux compagnies pétrolières d’imposer une commission sur la marge de profit et l’installation d’un compteur sur les camions d’approvisionnement en carburant. « À ce jour, nos demandes n’ont pas été approuvées. D’ailleurs, le comité lui-même a été dissous par le ministre. Concernant la marge de profit, nous avons eu une première hausse de 2 sous en 2017, et une autre de 7 sous basée sur le Consumer Price Index cette année. »

Le président de la PRA précise que l’augmentation de 7 sous était une augmentation intérimaire, en attendant que le comité technique travaille sur le dossier. Le ministre avait même promis qu’il allait présenter le dossier au cabinet, mais tel n’a pas été le cas. À la demande de la PRA, une nouvelle réunion a eu lieu fi n septembre, où il a été confirmé que l’augmentation de 7 sous serait définitive et non pas intérimaire, comme il avait été discuté au départ. Ce qui fait une majoration totale de 9 sous pour les stations service.

Bhimraj Sunassee déplore qu’en revanche les compagnies pétrolières, elles, aient obtenu une majoration de 33 sous. « Je ne sais pas pourquoi le ministre Gungah protège les compagnies pétrolières à ce point. Nous l’avions déjà averti avant notre assemblée générale, mais il n’a pas réagi. D’où notre décision d’aller en grève à partir du 11 novembre à midi, car nous estimons que cette façon de procéder est injuste. Nos membres, représentant 125 stations service à travers l’île, ont voté en faveur de la grève illimitée à l’unanimité. La balle est maintenant dans le camp des autorités. Elles auront à assumer l’entière responsabilité de ce qui va se passer à partir de là. »

Ce dernier souligne que les stations-service doivent payer plusieurs frais aux compagnies pétrolières, basés sur leur marge de profit. « Il y a le marketing fee, l’advertising fee, le retailers fee et le franchise fee, entre autres. Chaque compagnie a ses propres tarifs. » Il est d’avis que le gouvernement aurait dû venir avec un règlement pour interdire aux compagnies pétrolières d’appliquer ces frais basés sur le profit. « C’est une pratique qui remonte à ces cinq à six dernières années. Certains réclament jusqu’à 20%. »