Le deuxième spectacle des Trois Moustiquaires a été présenté le week-end dernier au Kafet@T à Rose-Hill dans une ambiance de folie. Le public en a eu pour son argent, avec sketchs hilarants et situations cocasses…
Une bonne foule s’était déplacée pour découvrir ou redécouvrir ce trio, qui fait des émules depuis quelque temps. En un peu plus d’une heure et trente minutes, Stephan Raynal, Burty Prosper et Alain Narainsamy ont transformé les lieux en une gigantesque maison de fous où on rit jusqu’aux larmes.
Vannes.
Dès le début, le trio nous a embarqués dans leur monde burlesque où le ridicule devient une arme de distraction massive. Trois travestis à la chevelure affriolante proposent une chorégraphie des plus désopilantes sur une musique prenante. C’est la principale force de ce trio qui, parfois, n’a même pas besoin de trouver des vannes pour faire se plier de rire l’audience. Les trois compères y arrivent facilement, rien qu’avec des grimaces et des gestes délirants.
Et lorsqu’on ajoute les vannes, le niveau monte d’un cran. “Zame to pas devan enn mekanisien, li pou krwar boulon lor to latet”, lance Burty Prosper à un Stephan Raynal arborant une perruque frisée. Ou encore la fameuse question d’Alain Narainsamy à sa grand-mère : “Kifer to pa pas karo lor twa ek granper parski zot sifone ?”
Musical.
Ils l’avaient promis : le spectacle est aussi musical, comme l’était leur tout premier, Belle. Il fallait entendre Stephan Raynal interpréter la chanson Day O à sa manière ! “Delo Deeeeelo, bien lontan nou pa pe trouv delo.”
L’un des sketchs les plus marquants aura été celui mettant en scène les personnages politiques du pays. Quatre imitations parfaites de Sir Gaëtan Duval, SSR, SAJ et Paul Bérenger, avec les costumes appropriés. Le tout finissant en fanfare par une chanson aux paroles évocatrices. “Si lakle-la pa tourne, sa ve dir linn rouye; si soley pa leve, kok-la pa pou sante; kan leker pa bate, zot ramase zot beze”, chantaient les personnages…
Radio d’antan.
À la manière du célèbre trio des Inconnus, les Trois Moustiquaires ont présenté un sketch assez farfelu où ils sont tour à tour auditeurs et animateurs : l’un d’entre eux tombe sur une radio qui remonte le temps; elle a besoin de pétrole pour fonctionner. L’histoire se déroule lors d’un cyclone et à chaque changement de chaîne, ils redécouvrent des émissions d’antan. Les bulletins de cyclone ont été des moments désopilants, notamment avec la version en hindoustani d’Alain Narainsamy.
On aura également apprécié les quelques numéros d’improvisation effectués pour se moquer de quelques spectateurs. Mais tout cela, on l’a bien compris, c’était pour rire…