La décision de l’Association of School Bus Owners (ASBO) d’augmenter le tarif des vans scolaires, sans montant fixe, dans le sillage des majorations des prix de l’essence et du diesel suscite des interrogations auprès des parents. À ce stade, la plupart d’entre eux n’ont toujours pas eu d’explications émanant des opérateurs. D’autre part, son président, Shameem Sahadut, récuse les propos de son homologue de l’Association pour la protection de l’environnement et des consommateurs (APEC) Suttyhudeo Tengur à l’effet « que cette hausse est injustifiée » et prend soin de mettre en exergue « le côté humain » en marge des pourparlers entre les protagonistes.
Ce sont des notes plus salées que les parents dont les enfants voyagent dans des vans scolaires doivent s’attendre à payer en ce début d’année. Selon Shameem Sahadut, le mode d’application, en fonction des régions couvertes, de la majoration ne dépasse pas les Rs 200 est, au fur et à mesure, sera communiqué aux parents. Il lance un appel en amont afin que « les discussions soient franches entre les deux parties et que le côté humain soit privilégié par les opérateurs. »
Réagissant aux allégations de Suttyhudeo Tengur selon lesquelles « cette augmentation est totalement injustifiée et irrationnelle, et que les opérateurs procèdent de façon lucrative », le président de l’ASBO rétorque « qu’en tant que président des droits des consommateurs, il devrait prendre en considération que nous sommes aussi des consommateurs et que, comme tous, nous sommes à la merci du poids qu’engendre le coût de la vie. » Pour cela, souligne l’intervenant, « li bizin aret asiz dan so biro ek vinn guet inpe nou kondision travay. »
Abondant dans le même sens, Samir Ramen, chauffeur d’un van opérant principalement le trajet de Terre-Rouge à Port-Louis, fustige la déclaration de Suttyhudeo Tengur à Week-End. « Li ti dir nou bann dimounn san moral. » Ainsi, selon lui, « il est en train de dérayer car cela fait quatre ans qu’il n’y a pas eu d’augmentation, alors qu’on doit parallèlement subir la hausse des factures des mécaniciens et des pièces de rechange. » Et d’ajouter : « Nou nepli lepok lontan misye Tengur. Kot zordi ena anbouteyaz ki anpess nou fer de-trwa voyaz. »
Arshad Aumeer, qui est propriétaire de six vans, pense, lui, que cette hausse sera définitivement actée au courant du mois de février. « La priorité est de savoir comment le dire aux clients. » Il poursuit : « Je laisse par ailleurs le champ libre à mes chauffeurs de décider s’ils veulent procéder à une hausse ou pas. »