La sauvage et mortelle agression, dont a été victime Panjalee Tetapoolay, aussi connue sous le nom d’Athé, âgée de 71 ans, boutiquière de son état, à Chapelle lane, L’Escalier, suscite de vifs émois dans ce petit village du Sud. La victime a été découverte hier vers les 17 heures, gisant dans une mare de sang dans le couloir de son domicile avec un drap recouvrant sa tête avec des traces de sangs dans une partie de la maison. L’autopsie pratiquée par le Principal Police Medical Officer, le Dr Maxwell Monvoisin, a attribué le décès à des « traumatic subarachnoid hemorrhage and laceration of mesentery ». La CID de la Southern Division a recueilli des indices en vue de retrouver les traces des éventuels meurtriers.
Tout semble indiquer que le crime a été commis en cours de journée. D’habitude, la septuagénaire, qui gère un petit commerce de famille, rentrait chez elle en cours de journée pour rouvrir la boutique dans l’après-midi. Mais contrairement aux habitudes, hier, la boutique est restée fermée jusqu’à plus tard. Ce qui devait attirer l’attention d’une des voisines et cliente.
Voyant que la boutique était encore fermée, cette voisine, âgée de 17 ans, et en très bons termes avec Panjalee Tetapoolay, devait pousser la curiosité jusqu’à aller se rendre compte de quoi il en retournait au domicile de la victime. N’ayant aucune réponse en frappant à la porte, elle devait s’aventurer à l’intérieur.
Ce fut l’horreur en se retrouvant presque face-à-face avec le corps inerte de la septuagénaire sur le plancher avec du sang partout. Sa première réaction a été d’alerter sa mère au sujet du drame. Par la suite, un des membres de la famille de la victime, Rada Naidu, 66 ans, instructeur des langues orientales, qui donnait des cours au Mandiram de la localité, en a été informé.
« En arrivant sur les lieux, j’ai eu un choc en la découvrant. J’ai su à l’instant qu’elle était morte assassinée. Son visage était recouvert de draps. Il y avait énormément de sang autour. Elle avait été visiblement traînée, il y avait des traces de sang sur le sol. Je me suis empressé de courir au poste de police. Je pouvais à peine retenir mon souffle. C’est une scène que je ne pourrais effacer de ma mémoire », raconte ce membre de la famille, encore sous l’effet du choc.
Mandés sur les lieux, les policiers affectés au poste de L’Escalier devaient conclure à un foul play. Le protocole en cas de meurtre a été mis en place et l’enquête a été confiée à la Central Investigation Division (CID) Sud en collaboration avec la Major Crime Investigation Team (MCIT).
À la mi-journée, les éléments de la Scene of Crime Office (SOCO) passaient le périmètre au peigne fin pour récupérer les indices susceptibles de remonter la trace du ou des agresseurs. L’examen post-mortem a révélé que la septuagénaire avait essuyé plusieurs blessures graves et avait les côtes cassées. Elle a succombé à un « traumatisme crânien » et s’est éteinte dans d’atroces souffrances.
Sur la base des indications recueillies et les indices prélevés sur les lieux du crime, la police tentera d’établir une liste de potentiels suspects avant de procéder aux premières arrestations. Le limiers de la CID comptent également obtenir confirmation si le mobile de ce crime odieux est le vol.
La victime vivait au rez-de-chaussée, avec son fils célibataire Bala Krishna, 49 ans, à proximité de sa tabagie. Son autre fils, Vinaygum, 50 ans, vivait au premier étage avec son épouse.
Elle a été vue la dernière fois dans sa tabagie peu après 8 h. Ses fils l’ont vu, à 6 h du matin. Malgré son âge avancé, elle préparait elle-même leur gamelle qui consistait, hier matin, d’une vindaye de poisson et des pommes de terre. C’est une deuxième perte pour les enfants : leur père est décédé sept mois plus tôt. Ses fils brisés par le chagrin gardent le souvenir d’une mère aimante et populaire.
Le lieu du crime étant sous scellé, la dépouille de Panjalee Tetapoolay a été exposée dans une pièce jouxtant sa tabagie. Ses funérailles ont eu lieu à la mi-journée. Elle a été incinérée au centre de crémation de Phoenix.