Sollicité pour expliquer pourquoi les filaos de la plage publique de Pereybère ont été coupés, le directeur de la Beach Authority, Subhas Seeruttun, a avancé que cela a été fait pour assurer la sécurité du public, eu égard à l’état de pourriture de ces arbres qui risquaient à tout moment de blesser quelqu’un. Des vacanciers ont été scandalisés le week-end dernier à la vue de filaos étêtés, les branches jetées pêle-mêle créant une scène de désolation.
« Nous avons identifié une soixantaine de filaos à la plage publique de Pereybère dans un état de pourriture avancée », explique au Mauricien le directeur de la Beach Authority. « Ayant pour attribution la bonne gérance des plages du pays, nous ne pouvions rester indifférent au risque que ces arbres représentent pour la sécurité publique », ajoute Subhas Seeruttun.
Selon Subhas Seeruttun, ces filaos était pour la plupart rongés de l’intérieur et des branches menaçaient de tomber à tout moment sur les gens qui y viennent chercher de l’ombre. « Cela se comprend : ce sont de très vieux arbres et comme on n’a pas eu de cyclone à Maurice depuis des années, aucun d’eux n’a eu l’occasion de se renouveler », soutient-il.
« La Beach Authority aurait été la première à être blâmée si une branche ou un arbre était tombé sur un touriste ou un Mauricien, le blessant au passage ! » souligne le directeur. « Nous avons assumé notre responsabilité et avons fait couper les hautes branches mais elles vont repousser. »
La Beach Authority a-t-elle obtenu la permission des Forestry Services du ministère de l’Agro-industrie avant de procéder à l’élagage de ces arbres. Subhas Seeruttun répond par l’affirmative. « C’est impensable que nous puissions nous permettre de faire quelque chose sans détenir les permis nécessaires ! Les gardes forestiers sont venus constater de visu l’état de pourriture de ces vieux arbres avant de nous donner l’autorisation pour les faire couper », ajoute-t-il.
Le directeur de la Beach Authority se félicite par ailleurs que le contrat a été accordé au soumissionnaire le plus bas. « Nous avons lancé un appel d’offres pour cela ! », explique-t-il.
Pourquoi les conseillers de village de Pereybère ou le Conseil de district du Nord n’ont pas été informés de ce projet de la Beach Authority ? « La loi qui régit la Beach Authority lui permet d’agir en toute autonomie. D’ailleurs imaginez la pagaille si l’on devait consulter tout le monde avant de décider d’un projet ? Réaliser un projet serait impossible… Voilà pourquoi nous ne sommes pas tenus de les consulter ».
Interrogé sur la présence des échoppes en béton qui ont été construits en retrait de la plage à Pereybère, Subhas Seeruttun a expliqué que des appels d’offres seront très bientôt lancés pour leur occupation. « Nous faisons tout dans la transparence… C’est uniquement parce qu’ils ne sont pas au courant de ce que nous faisons qu’il y a autant de spéculations ! », commente-t-il.
Rappelons que le week-end dernier c’est une scène de désolation qui s’offrait à la vue des vacanciers fréquentant la plage publique de Pereybère : filaos étêtés et branches jetées pêle-mêle.
« Enlever les branches relève de la responsabilité du Forestry Services. Nous nous n’avons pas le droit d’y toucher », explique Subhas Seeruttun.