source photo : SME Mauritius.

Depuis qu’elle a été lancée, en juillet 2017, suite aux recommandations du 10-year Master Plan, SME Mauritius continue de faire couler beaucoup d’encre. Une dernière lettre de dénonciation, envoyée au Premier ministre, Pravind Jugnauth, et aux membres de l’opposition, fait ainsi état de « mauvaises pratiques qui continuent » dans cette institution.

Document à l’appui, cette lettre évoque les « mauvaises pratiques » dans cette nouvelle institution. Le recrutement de huit stagiaires de la SMEDA à SME Mauritius est ainsi mis en relief. Ces stagiaires se seraient vus offrir un emploi permanent alors que leur recrutement avait été mis en attente suite à des allégations de favoritisme.

Malgré leur recrutement gelé, ces stagiaires ont été employés par SME Mauritius « sans passer par un entretien ». Selon la lettre, dans le but de contourner la situation du fait qu’une annonce avait été lancée pour remplir plusieurs postes, cinq personnes avaient été recrutées, « comme pour cacher le recrutement de ces stagiaires ».

Selon le document, les postes vacants auraient pu être remplis grâce aux demandes obtenues. « The recruitment of only a few candidates from the list of applicants to fill part of the vacancies is a subterfuge to get around the issue of malpractices. his action smacks favoritism and is a stratagem which is being used to recruit those who would not have been employed through the normal channel of selection exercise », peut-on lire dans la lettre.

Ayant prix de l’emploi récemment, un stagiaire aurait été suspendu de ses fonctions suite à des allégations selon lesquelles il aurait demandé des pots-de-vin à des entrepreneurs. « The trainee has been accused of taking money from entrepreneurs for the promotion of their products. He has been further accused of soliciting payment from entrepreneurs in exchange of his normal services at SME Mauritius Ltd », est-il écrit dans la lettre.

Selon les dénonciateurs, ce dernier « aurait dû être mis à la porte » mais « il continue de travailler » jusqu’à ce que le conseil d’administration prenne une décision. « Hiring trainees has enabled bypassing the condition of screening with a view to determine their character and suitability for the corporation. No certificate of morality was requested from the trainees. Yet, SME Mauritius Ltd is doing all possible to employ the trainees on its establishment », lit-on.

SME Mauritius est aussi critiquée suite à la résiliation du contrat d’un Sales Assistant « pour avoir falsifié le prix de produits artisanaux » à la boutique située à l’aéroport. De plus, un chauffeur aurait aussi été remercié pour « manque de ponctualité » dans son travail. Toutefois, selon le document, l’ex-Sales Assistant « a reçu un mois de salaire ».

Les dénonciateurs disent ainsi regretter que « l’argent des contribuables aille dans les poches de ceux qui n’ont aucun mérite ». De plus, six Sales Assistants avaient été recrutés par SME Mauritius. Or, ces diplômés, selon la lettre, s’étaient vus promettre des commissions mais n’ont rien obtenu jusqu’à présent.

L’augmentation salariale du Manager of Corporate Services est aussi évoquée. « SME Mauritius Ltd is pursuing with its strategy to find ways and means to reward some of the staff, though they already earn more than what is paid in the public sector », lit-on encore dans le document. Ce dernier aurait déjà obtenu trois augmentations salariales depuis son transfert de la SMEDA alors qu’il avait atteint le plafond salarial dans cet organisme en janvier 2017.

D’autre part, les Business Support Executives et les Business Development Officers se font payer leurs frais de transport chaque mois « alors qu’ils ne sont pas sur le terrain et que certains d’entre eux n’ont même pas de voiture ».

Au niveau de SME Mauritius, on explique que ces allégations n’ont « aucun effet » car « le travail se fait sur de bonnes bases », avant de poursuivre : « Si la lettre était signée, on aurait pu répondre. On n’accorde aucune crédibilité à ce type de lettre. »