Le Central Criminal Investigation Department (CCID) a convoqué le président du Parti travailliste (PTr), Patrick Assirvaden, aujourd’hui, suite à une lettre qu’il avait envoyée au Commissaire de police, Mario Nobin, le 16 janvier dernier. Dans cette correspondance, il critiquait la manière dont certaines enquêtes sont menées par la police. Appelé à donner des détails sur ces allégations, Patrick Assirvaden s’est rendu au CCID en compagnie de ses avocats, Mes Rama Valayden et Satish Faugoo. Il a toutefois refusé de donner davantage d’explication sur ses écrits. « Mo pena okenn lanket pou done. Mo pa pou donn nanie », a-t-il fait comprendre aux hommes de l’assistant commissaire de police (ACP) Devanand Reekoye.
Au cours de cet exercice, qui a duré moins d’une heure dans l’Interrogation room du CCID, Patrick Assirvaden a reconnu avoir envoyé une correspondance au CP pour exprimer « la crainte et les harcèlements de la police contre le leader du PTr Navin Ramgoolam ». Selon lui, « l’enquête policière est manipulée de très haut ». Sommé de détailler ses propos, le président du PTr a seulement fait ressortir qu’il a signé cette correspondance « au nom du Parti travailliste ».
À sa sortie des Casernes centrales, Me Rama Valayden a soutenu que « depuis janvier, la police n’a cessé de nuire à Patrick Assirvaden pour qu’il se présente au CCID dans le sillage d’une enquête sur cette lettre. Ils essaient de mettre en danger l’intégrité du PTr ». L’homme de loi a ajouté qu’il compte écrire à la Human Rights Commission et l’Internationale socialiste pour faire part de ce qu’il a qualifié de « série de victimisations depuis les dernières élections générales ».