Bâtiment du ministère du Travail

L’Association for the Protection of Environment and Consumers (APEC) dit non à l’amendement de la Workers’ Rights Act pour que les droits acquis des travailleurs ne soient pas remis en question. Cela concerne, entre autres, le remplacement du paiement des heures supplémentaires par le Time off et la réduction du nombre de congés annuels.

Dans une lettre ouverte adressée au ministre du Travail, Soodesh Callichurn, le président de l’APEC, Suttyhudeo Tengur, souligne que la réduction temporaire du nombre d’heures de travail entraînera une perte de revenus pour les travailleurs. Il estime par ailleurs que la réduction du nombre annuel de congés est une approche simpliste pour s’adresser aux problèmes liés au Covid-19. Le gouvernement ne devrait pas prendre cette pandémie comme une excuse pour diminuer les droits des travailleurs au profit de la classe patronale, soutient-il.

« While recognising that the COVID-19 pandemic is a never seen before phenomenon which has shaken the world economy, it should not be used as an excuse to forego or diminish the rights of our workforce for the profit of the corporate and the bigwigs. In fact, it is the working class which has been most hit by the pandemic. The proposed amendments and policy measures which are to be implemented should protect and cushion our workers », fait-il ressortir dans la lettre.

Suttyhudeo Tengur souligne que l’Organisation for Economic Cooperation and Development (OECD) et l’Organisation internationale du Travail (OIT) ont proposé plusieurs mesures en vue de remédier à la situation dans le monde du travail. Celles-ci sont déjà implémentées au Royaume-Uni en Espagne, en Grèce et dans d’autres pays pour les demandeurs d’emploi, les travailleurs et les chômeurs. Malheureusement, dit-il, le pays a failli dans la tâche visant à protéger les travailleurs.

Ainsi, le président de l’APEC propose :
i) un Short-Time Work Scheme qui vise à accorder un soutien financier aux travailleurs dont les heures de travail ont été réduites ou de venir en aide aux nouveaux chômeurs ;

ii) encourager les travailleurs à demeurer actifs à travers des cours en ligne afin de permettre à ces derniers d’avoir de nouvelles opportunités d’emploi ;

(iii) accorder une formation post-Covid-19 aux demandeurs d’emploi dans les secteurs de l’alimentation, du commerce et de l’administration ;

(iv) Faciliter l’accès aux finances pour les sans-emploi et

v) Accorder une One-off payment aux travailleurs qui ont perdu leur emploi.
En France, souligne le président de l’APEC, une allocation de 500 euros a été payée à chaque travailleur ayant perdu son emploi, entre autres aides. Il rappelle au ministre du Travail que ce sont les travailleurs qui ont pris des risques pour aider à stabiliser l’économie du pays et fait ressortir par là même qu’il incombe au gouvernement de protéger l’emploi à long terme.