Il est de notre devoir de vous informer d’une nouvelle consternante à propos de la nouvelle carte d’identité nationale : celle-ci est en train de craquer ! Pire encore, elle craque à l’endroit où se trouve la puce électronique ! Vous pourrez vous-même lancer une enquête à ce sujet, comme nous l’avons nous-mêmes fait, après avoir été avertis par un citoyen qui a constaté ce phénomène sur plusieurs cartes dans son entourage. Nous avons effectué un survey ce lundi sur le campus de l’université de Maurice avec la collaboration des étudiants et nous avons constaté que plus de 75 % des cartes examinées comportent des fissures et autres craquelures fines au verso de la carte, en bas à droite, là où sont imprimés des chiffres, au-dessus du code-barres. Cette région correspond à l’endroit où est incrustée la puce électronique. Vous pouvez le vérifier en plaçant une lampe de poche allumée sous la carte à cet endroit.
Ces fissures et craquelures ont plusieurs implications graves :
(1) Elles paraissent à un endroit très sensible de la carte, où est stockée une puce électronique, qui contient les « fingerprint minutiae » et autres informations privées sur des citoyens. C’est très grave. Ce n’est pas le genre de puce… que quiconque voudrait laisser traîner impunément au cas où elle déciderait d’aller se promener. N’est-ce pas ??
(2) Encore plus grave. Ceci annonce que beaucoup de citoyens vont être, encore une fois, contraints d’aller refaire leur carte d’ici environ deux ans selon les pronostics (alors que la carte est censée durer 10 ans !) et seront probablement obligés de payer pour le faire ! Comme tel est le cas pour tous ceux et toutes celles qui doivent refaire leur carte actuellement. Quelle justice ?
(3) L’apparition de ces fissures, qui représente une détérioration tout à fait prématurée de la carte biométrique, aura des conséquences aggravantes sur le coût (déjà exorbitant !) du projet car pour refaire une carte pour la première fois, une partie des coûts sera, en toute logique arithmétique, subventionnée par l’argent du contribuable ! (chaque citoyen paye environ Rs 300 pour la première fois, alors que la carte coûte bien plus).
(4) Qu’en sera-t-il du coût pour chaque citoyen après la première « re-issuing » de la carte ? Va-t-on, chaque quatre ans, aller remplir les caisses d’une compagnie singapourienne ? Avons-nous TOUT CET ARGENT à GASPILLER ??
Propositions
?Nous demandons à l’Etat de déclarer un « breach of contract » par rapport à la solidité de la carte d’identité et de réclamer des dommages et intérêts à la compagnie singapourienne. Nous demandons que cet argent soit utilisé comme subvention pour rétablir l’ordre et la justice par rapport aux dépenses déjà encourues, provenant des poches du contribuable, pour ce projet indésirable et non-réclamé par le peuple ! Pourquoi devrons-nous être financièrement punis pour les erreurs des autres ? Nous demandons aux autorités d’annuler l’obligation d’aller donner nos empreintes et notre photo biométrique, et d’annuler la présence de cette puce électronique sur notre carte d’identité. Cela réglera un problème qui en scandalise plus d’un depuis 2013. Un problème qui dure depuis trop longtemps !?Hormis toutes les controverses entourant le projet de la carte biométrique : un projet au coût faramineux, rejeté étant « comme sorti de nulle part » et « n’étant pas une priorité » par la majorité des citoyens dans les sondages en 2013. Rejeté comme étant « dangereux », « intrusif », « antidémocratique » par plusieurs plateformes de la société civile qui sont soutenues par des citoyens qui refusent, à ce jour, d’être forcés d’aller se faire scanner les dix empreintes et de faire prendre leur photo biométrique sur des appareils de l’Etat. Un projet géré (de surcroît !) par une compagnie privée singapourienne ! Et après l’aveu d’échec, dans le jugement de la Cour suprême, sur la capacité de notre Constitution actuelle de garantir notre droit à la vie privée, la situation est très grave lorsqu’on analyse les événements de l’actualité internationale contemporaine sur ce même thème, avec l’avancée de l’informatique et de la technologie.?Le projet de la carte biométrique demeure non seulement une injure à nos droits à la vie privée, mais constitue aussi un fiasco politique et économique pour l’ancien régime gouvernemental. C’est triste de constater qu’il est aussi en train de devenir un fiasco politique et économique pour l’actuel gouvernement ! Surtout après la campagne électorale de l’alliance Lepep en 2014.
La carte actuelle, sans sa puce électronique, coûtera moins cher, durera plus longtemps, et sera enfin acceptée dans notre société.