L’ex sergent de l’ADSU, Anil Gooransing, plus connu sous le sobriquet du « roi du Sud », âgé de 47 ans et qui purgeait une peine d’emprisonnement à la prison centrale pour une affaire de drogue, est décédé hier. Admis à la Cardiac Unit de l’hôpital Victoria, Candos, depuis vendredi des suites d’un malaise, il a été terrassé par un infarctus du myocarde. C’est ce qu’a conclu le Chief Police Medical Officer (CPMO), le Dr Sudesh Kumar Gungadin des suites de l’autopsie qu’il a pratiquée hier.
L’ex-sergent Gooransing est loin d’être un inconnu dans le monde criminel Mauricien. Déjà dénoncé par le travailleur social Ally Lazer comme étant un trafiquant de drogue au début des années 90, Anil Gooransing a été rattrapé par plusieurs affaires. Dans la soirée de vendredi, il s’est senti mal et a été transporté d’urgence au Cardiac Unit de l’hôpital Victoria, où il a subi un pontage. En dépit du succès de l’opération, Anil Gooransing a été emporté hier matin par un infarctus du myocarde. La police pensant à un cas d’overdose, une autopsie a été pratiquée par le Dr Sudesh Kumar Gungadin. Celui-ci a effectivement indentifié la cause du décès à un infarctus.
Déjà condamné une première fois pour trafic de gandia, Anil Gooransing avait écopé de 7 ans de prison en février dernier, relativement à un cas d’importation de Rs 6 millions d’héroïne. Il avait été rattrapé des suites des dénonciations d’un passeur Sud-Africain, Johannes Jacobus Petrus Viljoen en août 2009. Ce dernier s’était écroulé sans connaissance à l’aéroport de Plaisance après qu’une capsule de drogue s’était ouverte dans son estomac. Une fois rétabli, le Sud-Africain a balancé à la police d’importantes informations, qui avaient mené à l’arrestation de deux policiers et d’un homme de loi.
Condamné à 7 ans de prison relativement à cette affaire, il a écopé de quatre années additionnelles à la mi-décembre des suites de la découverte de  87 comprimés de valium dans sa cellule N°15 à la prison de Grande-Rivière-Nord-Ouest, le 23 septembre 2010. Ce procès avait été entendu par la magistrate Renuka Dabee, vice-présidente de la division criminelle de la Cour intermédiaire.