Le Forum économique mondial (FEM) et la Commission pour l’Afrique organisent aujourd’hui un atelier public-privé sur la compétitivité de l’île Maurice à l’hotel Labourdonnais à l’intention des chefs de file du milieu des affaires, des décideurs politiques et des experts en développement.
Xavier-Luc Duval, ministre des Finances et de l’Économie, prononcera le discours d’ouverture. Suivront, les présentations du Dr Jennifer Blanke, directrice principale et Économiste en chef au sein du Forum économique mondial. Les représentants des médias pourront assister au discours d’ouverture et aux présentations qui suivront. Le Dr Blanke sera également disponible pour des entretiens individuels pendant la journée.
Cette année, Maurice se positionne 54e au classement du FEM, soit le deuxième pays le mieux classé dans la région, derrière l’Afrique du Sud. Le FEM et la Commission pour l’Afrique soulignent que le pays bénéficie d’institutions publiques relativement solides et transparentes (40e rang), avec accès à la propriété, une forte indépendance du pouvoir judiciaire et un gouvernement efficace. Les institutions privées sont considérées comme hautement responsables (13e rang), avec des normes comptables et d’audit performantes et une forte protection des investisseurs. Les infrastructures du pays sont bien développées, selon les normes régionales : c’est le cas en particulier des ports, des transports aériens et de la téléphonie fixe. Les normes du pays en matière de santé sont également remarquables par rapport à celles d’autres pays de l’Afrique subsaharienne. En outre, ses marchés de biens sont performants (27e rang).
Néanmoins, souligne le FEM, des efforts restent à déployer sur le plan de l’éducation. Les taux de scolarisation demeurent faibles à tous les niveaux et le système éducatif du pays n’obtient que des résultats de qualité médiocre. Outre les lacunes observées dans ce domaine, le marché du travail à Maurice pourrait être rendu plus performant. Celui-ci se caractérise par des pratiques d’embauche et de licenciement strictes (78e rang) et des salaires qui sont fixés sans souplesse (108e rang), constituant un frein à la création d’emplois dans le pays.
Au cours de cet atelier de haut niveau, un panel d’experts mettra en lumière les stratégies qui permettront d’améliorer la compétitivité de Maurice. Il sera constitué de : Afsar Ebrahim, associé chez BDO ; Salim Ismail, président-directeur général du groupe Socota ; Peter Ondiege, économiste en chef chargé de la recherche à la Banque africaine de développement ; Ken Poonoosamy, directeur général du Conseil de l’investissement ; Aisha Timol, directeur-général de l’Association des banquiers de l’île Maurice (Mauritius Bankers Association). Les débats seront animés par Raj Makoond, directeur du Conseil économique conjoint (Joint Economic Council).
Le FEM est une organisation internationale indépendante qui s’est engagée à améliorer l’état du monde en incitant les chefs de file du secteur des affaires, de la politique, du milieu universitaire ainsi que d’autres responsables de la société à définir des programmes mondiaux, régionaux et industriels.
Créée en 2008 par le Premier ministre danois, la Commission pour l’Afrique réfléchit aux moyens de créer des emplois pour les jeunes grâce à une croissance induite par le secteur privé et une amélioration de la compétitivité des économies des pays africains.