The Liberals est un nouveau parti politique qui a été lancé hier à l’hôtel Saint-Georges. Leur slogan : « Fer reviv nou pei ». Le parti qui se dit prêt à aligner 62 candidats lors des prochaines élections générales, estime qu’il est grand temps d’avoir un changement sur la scène politique dominée par les mêmes personnes depuis 40 ans.
Le symbole du parti n’est autre qu’une colombe, un symbole de paix. Le choix des couleurs a été déterminé selon le même principe. Il est composé de travailleurs sociaux, psychologues, planteurs, banquiers, pêcheurs, enseignants, et les membres sont présents sur le terrain depuis deux ans, à l’écoute des doléances de ceux qu’ils ont rencontrés, ce qui a abouti au lancement du parti, hier. « Nous n’avons la prétention de pouvoir résoudre tous les problèmes des gens mais nous sommes là pour apporter du soulagement », soutient la vice-présidente, Nella Soobadoo.
Le parti, qui prône le travail en communauté, a lancé un appel ouvert à ceux qui souhaitent adhérer au mouvement. « Notre porte est ouverte mais nous ne ferons qu’une exception : nous n’accepterons pas les transfuges. Nous n’accepterons pas les personnes qui ont été salies dans la politique et qui viendront rode zot boute… Nous sommes là pour travailler avec sincérité, franchise et honnêteté », explique avec force Rajah Madhewoo, le président du parti.
Sans trop entrer dans les détails de leur manifeste qu’ils promettent de dévoiler au fil des congrès qu’ils organiseront après le carême musulman, les membres de The Liberals ont présenté les grandes lignes de leurs propositions électorales. Leur manifeste sera d’ailleurs soutenu par un affidavit que les membres jureront en Cour suprême. « Il est grand temps que s’opère un changement. La manière dont le pays est géré n’est pas dans l’intérêt du public », explique Rajah Madhewoo. Parmi les sujets de préoccupation : les disparités dans les circonscriptions, la baisse de la qualité dans les services essentiels tels que la santé publique, l’affaire de la carte d’identité biométrique, la pauvreté, le chômage, la situation des jeunes qui peinent à décrocher de l’emploi, entre autres. L’un des points forts des propositions de ce nouveau mouvement politique constitue la lutte contre toutes les formes de discrimination de façon à ce que chacun obtienne sa chance.
Au chapitre de la pauvreté, The Liberals propose de ramener le seuil de la pauvreté à un revenu mensuel par famille de moins de Rs 20 000 et celui de l’extrême pauvreté à moins de Rs 15 000. Le parti a en effet l’ambition de proposer le remboursement des emprunts et autres crédits contractés par les personnes figurant dans ces deux catégories, mais aussi d’allouer une somme Rs 50 000 dans un compte bancaire aux jeunes couples.
Au niveau de la santé, le parti propose un maternity bonus de Rs 1 500 mensuellement pendant six mois, un hôpital spécialisé pour les maladies du cancer, un hôpital high-tech pour pouvoir traiter à Maurice ceux doivent actuellement se faire opérer à l’étranger à cause d’un manque d’équipements dans nos hôpitaux actuels. Au chapitre Law & Order, le parti prône un encadrement psychologique aux policiers, de la formation continue et se prononce par ailleurs en faveur de la syndicalisation au sein de la force policière.
The liberals propose de réduire les dépenses des ministres avec des voitures moins coûteuses et de réduire le salaire de ces derniers de 50 %. L’argent économisé permettra d’augmenter les pensions de vieillesse et de lutter contre la pauvreté.