L’objection à la liberté conditionnelle du militant anti-charbon, Alain Bertrand, n’a pas été soutenue par le magistrat Goolshan Jorai hier. Il a dû signer une reconnaissance de dettes de Rs 5 000 afin de recouvrer la liberté conditionnelle.
Charles Gino Alain Bertrand, membre actif d’Azir Moris, a été arrêté le 12 mars vers les 18 h au Stade Anjalay Coopen pendant la cérémonie des 45 ans de l’indépendance et des 21 ans de la République de Maurice. Une charge provisoire de « ridiculing the flag of Mauritius » a été logée contre lui sous le Code pénal. Hier, le magistrat Goolshan Jorai de la cour correctionnelle de Port-Louis a rendu son ruling sur la demande de liberté conditionnelle du demandeur, statuant qu’une reconnaissance de dettes de Rs 5 000 en son propre nom serait suffisante. Il n’a pas soutenu la demande des policiers et a fait comprendre que le droit à la liberté du demandeur est plus important que la présomption de la police. Le magistrat Jorai a ajouté qu’il ne comprenait pas la raison avancée par la police car la pièce à conviction (la banderole) a déjà été saisie. D’autant plus que la Cour ne veut pas pénaliser Alain Bertrand en attendant l’arrestation des deux autres suspects.
Le sergent de police Carpayen de la Criminal Investigation Division (CID) de Piton a été appelé pour résister à sa libération sous conditions en supposant qu’il pourrait interférer avec les témoins. Il a toutefois soutenu qu’il ne savait pas quand les deux hommes seront arrêtés. La police aurait des informations sur l’identité des deux personnes mais n’ont ni photo ni enregistrement vidéo.
Selon l’accusation provisoire, le demandeur aurait, avec deux autres personnes, tenté de dérouler une banderole aux couleurs du drapeau mauricien sur laquelle était écrit « NO TO COAL ». Les deux personnes se seraient enfuies alors qu’Alain Bertrand aurait dit à la police : « Azir Moris, se enn asosiasyon ki pe milit kont sarbon a Moris. Se enn fason pou pas mesaz a 18 000 a 20 000 dimoun ».