« Vire mam, ine vinn sansure mam. » Ce sont les propos du leader du Parti Travailliste, Navin Ramgoolam, ce samedi 10 novembre face à la presse, concernant les amendements apportés par le Judicial and Legal Provisions Act, votés au Parlement et « portant atteinte à la liberté d’expression ».

Navin Ramgoolam a ainsi tenu à rappeler que son avocat, Gavin Glover, en 2015 avait déclaré à la presse que le pays allait vers une dérive dictatoriale. Aujourd’hui, selon le leader des rouges, les Mauriciens voient enfin la vérité, « c’est une dérive totalitaire que le pays commence à suivre ».

« Le PM donne quant à lui l’impression qu’il est un grand travailleur. Mais il fait tout le contraire de ce qu’il dit. Alors qu’en 2014, il avait promis un Freedom of Information Act, en 2018 Pravind Jugnauth fait passer une loi qui s’intitule « Non Freedom of Expression Act », affirme Navin Ramgoolam.

Il est ainsi convaincu que cette loi va à l’encontre de notre constitution 12 qui garantit la liberté d’expression.

Le leader du Parti Travailliste, Navin Ramgoolam, a aussi commenté le cas de Shameem Korimbocus, un Mauricien, installé à Dubaï depuis une dizaine d’années, et connu pour ses posts jugés “irritants” par les autorités, mais appréciés des internautes.

En effet, Shameem Korimbocus est réputé sur la toile comme étant « a fierce critic de Showkutally Soodhun » et d’avoir été à l’origine des expressions « sheik menteur » et de « pichow pichow ». Ce Mauricien affirme avoir reçu durant la semaine la visite d’une escouade d’officiers des services secrets de Dubaï avec un mandat d’arrestation et de déportation.

Le leader des rouges demande cependant au Premier ministre de prendre ses responsabilités. Il affirme que le PM doit trouver qui est le ministre à Maurice pour les Affaires islamiques. « Si j’étais à la place du Premier ministre, j’écrirais aux autorités de Dubaï pour avoir des explications. Est-ce que c’est un Premier ministre qui ne sait pas ce qui se passe à Maurice ? Je le mets au défi d’aller enquêter et de venir dire si oui ou non quelqu’un aurait interférer dans cette affaire à Dubaï. J’ai également des contacts à l’internationale. Je sais des choses également ! », avance Navin Ramgoolam

Navin Ramgoolam a également réitéré son engagement d’abolir le poste de Vice-Président. « On ne peut débourser autant d’argent et donner autant de privilèges pour quelqu’un qui n’a rien à faire », ajoutant que ce n’est pas un poste essentiel.