Maurice se maintient à la dixième place au niveau de l’indice mondial de liberté économique publié cette semaine par la Heritage Foundation, un think tank américain, en partenariat avec le Wall Street Journal.
Selon les responsables de cet indice, le Chili (7e) et Maurice (10e), qualifiés de « two reform-minded developing economies », ont maintenu leur position car ils ont démontré un engagement persistant à l’État de droit, à l’intervention limitée du gouvernement, à une réglementation efficace et à l’ouverture des marchés.
Pour la 21e fois consécutive, Hong Kong se maintient à la première position et se présente comme le pays le plus économiquement libre du monde. Toutefois, il est talonné de près par Singapour, deuxième du classement. « Along with Hong Kong and Singapore, New Zealand, Australia, and Switzerland are the only economies considered “free” with economic freedom scores above 80 on the 0-to-100 Index grading scale. New Zealand moved up two slots and reclaimed third place in the rankings as a result of committed efforts to cut government spending. Canada remains the world’s sixth-freest economy for the fifth year in a row ».
Selon les responsables de l’indice, les économies des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) n’ont pas beaucoup progressé en matière de liberté économique. Elles sont, de ce fait, considérées comme « mostly unfree ».
L’indice de liberté économique 2015 constate que ce sont les pays pratiquant la plus grande liberté économique qui enregistrent un meilleur taux de croissance, disposent des revenus par tête d’habitants les plus élevés, offrent les meilleures facilités en termes de santé, d’éducation, de protection de l’environnement et sont les plus engagés dans la lutte contre la pauvreté. « Countries with higher levels of economic freedom continue to outperform others in reducing poverty, achieving greater prosperity, and ensuring broader progress in many dimensions of social and human development », constatent les responsables de l’indice.
Maurice est créditée d’un score de 76, 4 points, une baisse de 0,1 point par rapport à l’année dernière en raison ce que l’indice considère comme un « significant decline in labor freedom that overshadows gains in the control of government spending, business freedom, and monetary freedom ». Si le judiciaire mauricien est considéré comme indépendant, et le système légal comme « non discriminatory and transparent », l’indice déplore que l’ICAC ait été perçue comme un instrument politique. Il constate également que l’inadéquation entre l’offre et la demande en ce qui concerne les ressources humaines persiste.
Maurice se maintient en tête du groupe de 46 pays africains.