Le chef de file du PTr à l’Assemblée nationale Shakeel Mohamed a, une nouvelle fois, évoqué son intention de se retirer du comité parlementaire de l’ICAC dans le sillage de la présence inexpliquée du directeur de la commission mardi dernier devant le Privy Council qui entendait l’appel interjeté par le Directeur des poursuites publiques (DPP) contre l’acquittement de Pravind Jugnauth dans l’affaire Medpoint.

Ce n’est pas la première fois que le seul député de l’opposition qui siège au sein de ce comité menace de démissionner de cette instance stérile et paralysée. Lorsque les trois représentants du MMM, Rajesh Bhagwan, Veda Baloomoody et Zouberr Joomaye avaient démissionné le 13 janvier 2016, suivant plusieurs faits comme la nomination de Lutchmyparsad Aujayeb, la démission en 2015 de la nominée politique Shakilla Jungheer qui s’impatientait que le dossier Sun Tan contre Satyajit Boolell, celle ensuite du directeur Aujayeb et la nomination de Kaushik Goburdhun, le député travailliste, nommé par le leader de l’opposition d’alors, Paul Béren- ger, avait choisi de rester.

Le leader de l’opposition n’avait pas demandé à la Speaker de le révoquer, mais l’avait laissé choisir ce qu’il voulait faire. Shakeel Mohamed avait décidé de rester après avoir menacé de démissionner, malgré l’épisode de la convocation de Shakilla Jhungeer qui avait complètement ignoré le comité parlementaire et qui avait ensuite repris son poste à la demande du Premier ministre, Sir Anerood Jugnauth.

Le comité, qui était à l’époque présidé par Maneesh Gobin, ne fonctionnait déjà pas, alors que la POCA stipule qu’il doit se tenir au moins une fois par mois. Rien n’a changé depuis. Bien au contraire, mais contrairement aux élus du MMM et aussi de ceux du PMSD, le chef de file du PTr a continué à y siéger. Aux côtés des Raj Rampertab, Tool- siraj Menydin, les transfuges Marie Claire Monty, Raffick Sorefan et sous la présidence d’un autre « retourneur de veste » régulier qui a pour nom Joe Lesjongard.