« Nous ne voulons pas d’un ministre qui fait son show, me enn minis ki travay ! », a déclaré ce matin le président de la Fédération des travailleurs unis au sujet du licenciement « injustifié » de 18 employés de l’hôtel Saint Géran. Il a, à cette occasion, annoncé une série de mesures pour dénoncer la décision de cet établissement hôtelier alors que « les expatriés sont toujours en poste », tout en demandant au ministre du Travail Shakeel Mohamed d’intervenir.
Revenant sur la réunion entre la Fédération des travailleurs (FTU) et Shakeel Mohamed en avril, Atma Shanto a déploré, lors d’une conférence de presse ce matin à Port-Louis, le « laxisme » du ministère par rapport au licenciement de 18 salariés mauriciens de l’hôtel Saint Géran. Le président de ce syndicat a aussi dénoncé les « promesses non tenues » par le ministre de tutelle.
« Dan reunion, li ti promet nou ki li pou rezoud la sitiasion ek ki bann expatrie ti pou ranvoye. Me a se zour, zot touzour a zot post », a soutenu le président de la FTU. Pour lui, le licenciement des 18 employés demeure à ce jour injustifié. Dans leur lettre de révocation, les ex-salariés apprennent de la direction de l’hôtel Saint Géran que leur renvoi s’inscrit dans le cadre d’un exercice de restructuration suivant les recommandations d’une firme privée.
Ce sentiment d’incompréhension règne aussi du côté du ministère du Travail car si des difficultés économiques sont évoquées comme raison de licenciement, des hauts cadres expatriés occupent toujours leurs postes dans cet hôtel. « Mauritius is a paradise for guests, but is a hell for workers… », déplore d’ailleurs Atma Shanto. Il demande ainsi au ministre du Travail de prendre en main ce dossier.
« Shakeel Mohamed a lors de la réunion avec la FTU fait des promesses. Nous nous attendons donc à des actions. Nous ne voulons pas d’un ministre qui fait son show mais qui prend des actions… Nou le enn minis ki travay ! », a lancé le président de la fédération. Atma Shanto souhaite ainsi l’intervention du ministre afin que les 18 ex-employés du Saint Géran puissent bénéficier, entre autres, de leurs compensations et leur boni de fin d’année qui devait être payé en février.
Dans cette optique, trois jours de manifestations sont prévus devant l’hôtel Saint Géran en vue de dénoncer la situation des licenciés. Des « tracts » seront également distribués pour alerter l’opinion publique. Cette série d’actions se conclura avec un rassemblement le samedi 22 juin à la Gare de Flacq à compter de 16 heures.