Un barman, ex-employé de la compagnie Constance Industries Ltd, réclamait Rs 804 949.48 comme indemnités à son employeur pour l’avoir injustement licencié. La magistrate Ratna Seetohul-Toolsee, siégeant en Cour industrielle, a rejeté cette demande, soutenant que l’employeur n’avait pas d’autre choix que de le licencier dans l’intérêt de son commerce.
Le barman était accusé par son employeur d’avoir commis une fraude au préjudice de la compagnie. La fraude avait été commise lors d’un Festival culinaire organisé dans un hôtel de l’est de l’île le 20 mars 2010. Le plaignant, qui était alors posté comme barman dans un restaurant où avait lieu la fête privée, avait détourné des bouteilles alcoolisées au préjudice de la compagnie et avait faussé la liste de stock de bouteilles utilisées lors de la soirée. Le Human Resource Manager de l’hôtel devait indiquer que la fraude avait été rapportée au Food & Beverages Manager et au Security Department. Une enquête interne avait été effectuée par la suite. Elle avait révélé que le physical stock et la facture après la soirée ne concordaient pas.
Le barman avait été convoqué à un comité disciplinaire le 16 avril 2010, où il avait été reconnu coupable de « gross misconduct ». Cet employé, qui compte 20 ans d’expérience au sein de la compagnie, a été mis à pied le 21 avril 2010.
Pour sa défense, le plaignant a soutenu que ce n’était pas lui qui s’occupait du stock sheet et de la facture pour la soirée. Selon lui, cette responsabilité revenait au barman en charge de l’événement. Le plaignant avait ajouté que le Restaurant Manager lui avait donné des instructions pour qu’il ne sorte aucune facture et qu’il distribue les boissons restantes aux staffs de cuisine, musiciens et serveurs. Il soutient que c’est pour cela qu’il n’a soumis aucune facture concernant les boissons alcoolisées consommées lors de la soirée.
Le Bar Manager, qui avait sous sa responsabilité le plaignant, avait affirmé qu’il avait donné des instructions à ce dernier pour qu’il prenne note des bouteilles d’alcool qui ont été servies lors de la soirée. Il devait relater que le plaignant n’avait pas suivi les procédures, soit qu’il n’avait pas noté le nombre de bouteilles utilisées.
En vue des preuves présentées en cour, la magistrate a trouvé que, contrairement à ce que le barman avait stipulé, il était aussi responsable des factures et du stock sheet après la soirée privée. Elle devait donner gain de cause à la compagnie, les actes du barman lui ayant causé préjudice. Il s’avère aussi que le barman avait reçu plusieurs avertissements de l’hôtel dans le passé pour des cas de fraude ou encore pour falsification d’entrées dans le registre de présence.