Dénouement heureux pour Hossain Saeb, 25 ans, et Sheryad Hosany, 27 ans. Ces ex-employés respectivement au sein de Parfip BPO à Ebène et au Cargo Handling Corporation Ltd (CHC), qui menaient une grève de la faim, depuis huit et neuf jours, au Jardin de la Compagnie à Port-Louis, ont atteint les objectifs fixés. Ils étaient tous deux soutenus par l’Observatoire de la Démocratie menée par Jack Bizlall et plusieurs syndicats. 
Dans le cas de Hossain Saeb, le ministère du Travail a logé une réclamation d’un montant de Rs 550,543.45 à la firme Parfip BPO, entreprise internationale dont le directeur est Serge Pariente. L’ancien superviseur de recouvrement, dans une déclaration téléphonique, à Week-End, vendredi, se dit “mort psychologiquement.” “Quatre ans de ma vie a été bousillée. C’est toujours difficile à l’heure actuelle car je suis toujours chômeur”,dit-il. Fort de son vécu dans un secteur qu’il décrit comme précaire, le jeune homme envisage sérieusement d’aider dans la création d’un syndicat pour venir en aide à ses pairs. Son affaire sera entendue en Cour industriel, le mardi 18 mars, à 9 heures.
L’Observatoire de la Démocratie, menée par Jack Bizlall, souligne dans un communiqué qu’une inspection générale des entreprises BPO est en cours et s’échelonnera de février à avril. Le but étant de vérifier si les conditions d’emplois prescrites par l’Employment Rights Act sont respectées. Une demande a été, par ailleurs, faite aux fédérations syndicales pour soutenir une demande faite au ministère du Travail, par voie postale le 18 février, pour d’une part, empêcher la pratique de contrats à durée déterminée dans les secteurs BPO. Et d’autre part, que ce secteur soit à l’avenir couvert par un Renumeration Order (RO).
S’agissant de Sheryad Hosany, 27 ans, ex-employé de la CHC, garantie lui a été donnée qu’il réintégrera son poste. Cela grâce à une médiation, tenue durant la semaine, entre le ministère du Travail et la direction de la CHC. 
Pour rappel, l’ex-gréviste a d’abord été renvoyé une première fois en 2009 sans aucune justification. Il a attribué sa mise à pieds à ses griefs à l’encontre de la direction en raison des irrégularités relevées sur les fiches de paie notamment en ce qui concerne les heures supplémentaires. Après son renvoi, il a réintégré, après avoir logé une plainte au ministère du Travail, son emploi sous le poste de “warehouse man” contrairement à “General worker” initialement avant d’être à nouveau licencié le lendemain et ce sans raison valable. À ce stade toutefois, Sheryad Hosany ne sait pas encore quel poste il occupera à la CHC.