Le projet de loi régularisant l’opération du Metro Express, le Light Rail Bill, est prêt et sera présenté à l’Assemblée nationale dans le cadre de l’introduction du National Land Transport Bill. Ainsi, les règlements qui régiront la circulation des Urbos 100 de la compagnie d’État Metro Express Ltd et le mode opératoire de ce nouveau système de transport dans le paysage routier local ont été finalisés par le ministère des Infrastructures publiques et seront promulgués avant la mise en circulation des Light Rail Vehicles (LRV), annoncée pour la fin du mois de septembre.

Le Light Rail Bill comprend le fonctionnement du métro, notamment les permis pour la circulation, l’aspect de supervision, les contrôles dont celui des usagers sujets par la nouvelle instance régulatrice de transport, la National Land Transport Authority (NLTA), le “ticketing” ou encore les conditions dans lesquelles se feront les trajets à bord des Urbos 100. L’opérateur Metro Express Ltd obtiendra ainsi son permis à l’entrée en vigueur de la Light Rail Act (LRA). C’est le gouvernement, à travers le ministre de tutelle, qui fixera le prix du trajet pour le métro.

Un passager pourra voyager par le métro seulement s’il est en possession d’un “Light Rail Ticket”. Ce ticket ne doit pas être falsifié, endommagé et doit correspondre au trajet du métro en question. Le titulaire d’un ticket ne doit pas entrer, voyager ou sortir d’un véhicule ferroviaire autrement que conformément aux conditions d’utilisation. Tout ticket doit être produit à tout moment à bord du métro, à la demande de tout inspecteur des tickets. En cas de perte de ticket, la personne doit signaler et payer l’inspecteur et en cas de refus de régler la note, la police sera alertée.

De ce fait, on aura des inspecteurs de métro léger nommés par la NLTA pour assurer la sécurité en ce qui concerne l’opération du mode de transport. La Light Rail Act prévoit aussi la fouille des passagers dans des circonstances spécifiques, notamment en cas de motifs raisonnables liés à la sécurité des personnes se trouvant dans les paramètres des métros ou encore dans le LRV.

Par ailleurs, un officiel autorisé peut exiger de toute personne qui refuse de se laisser inspecter et fouiller un bagage ou une chose qu’elle transporte. Les officiels de service de la NLTA pourront exiger une preuve d’identité dans des cas particuliers, mais également refuser l’accès à toute personne autre qu’un agent de police dans les locaux du tramway à tout moment.

Des “regulations” seront aussi introduites pour régir le comportement des passagers, des conducteurs et aussi des inspecteurs à travers le ministre de tutelle. Un passager pourra être prié de quitter le métro par le conducteur, le Ticket Inspector et par la police. En ce qui concerne le conducteur, il doit être âgé de plus de 21 ans, être titulaire d’un permis pour conduire de voiture depuis au moins 18 mois et être de bonne moralité. Il est interdit de conduire sur les rails sans être titulaire d’un permis de conducteur de métro léger de la NLTA. Cette dernière peut suspendre ou révoquer un permis de conducteur de métro au motif que son titulaire n’est pas une personne apte à le détenir pour des raisons telles que sa conduite, un handicap physique ou par rapport à son casier judiciaire. Toute personne employée par Metro Express Ltd pour conduire un LRV doit, à l’entrée en vigueur de la LRA, être munie d’un permis de conducteur de train léger.

Il est prévu que le ministre Nando Bodha propose des règlements pour contrôler et réguler l’entretien et l’exploitation du métro, le travail et la conduite des trams tout en assurant la sécurité des personnes qui utilisent ou qui travaillent dans ce nouveau système de transport. Les conducteurs ainsi que les inspecteurs de tickets seront appelés à porter des badges. Les “Regulations” devront aussi tenir compte du nombre de passagers que l’Urbos pourra véhiculer, du contrôle des publicités dans les gares de métro et à bord du LRV, du maintien de celui-ci à l’abri de la circulation et de l’interdiction des marchandises lors du trajet.