Le Cercle de Joachim disputera demain la manche retour des éliminatoires de la Ligue des Champions d’Afrique contre les Young Africans à Dar es Salaam en Tanzanie. Un match couperet pour les protégés d’Abdel Ben Kacem, battus 0-1 à l’aller au stade George V il y a deux semaines et qui doivent impérativement renverser la vapeur s’ils veulent poursuivre l’aventure africaine.
Le Cercle de Joachim ne s’est pas rendu en Tanzanie dans le rôle de victime expiatoire. Déjà à l’aller, les coéquipiers de Percy Buckland avaient offert une belle résistance à une équipe tanzanienne autrement plus expérimentée. « C’est ce qui nous a fait défaut », concédait l’entraîneur curepipien.
Certes, les choses n’ont pas tourné comme il l’aurait souhaité. Mais il a choisi de faire confiance à un même groupe du coup d’envoi à la fin de la rencontre. En fera-t-il de même au retour ? « Si nous avions changé ne serait-ce qu’un joueur, nous aurions bouleversé tout une chaîne », avait expliqué le technicien.
De plus, la grande question est de savoir si ses protégés pourront trouver la faille dans la défense bien regroupée des Yanga. On se souvient que Guiyano Chifonne avait donné du tournis aux défenseurs tanzaniens, arrivant même à cadrer quelques tirs, sans toutefois mettre en danger le portier Ally Mustapha.
Plusieurs inconnues sont cependant à prendre en considération. D’une part, l’état de la pelouse. À l’aller, le Néerlandais Hans Van de Pluijm, qui entraîne les Young Africans, a promis que les choses seraient mieux au retour. « L’état du terrain sera meilleur », avait-il déclaré à l’issue du match aller.
D’autre part, la fraîcheur physique jouera un grand rôle dans cette joute. Si les Tanzaniens étaient arrivés aux petites heures du matin le 13 février dernier, cette fois, les Curepipiens auront deux jours pour s’acclimater. Reste qu’ils ont à peine eu le temps de se remettre de leur demi-finale remportée la veille contre le Chamarel SC en Republic Cup.
Finalement, la dernière inconnue restera le public. Selon certaines sources, les Young Africans évoluent devant un groupe de fidèles qui se rapprocherait de la cinquantaine de milliers. Un public que le Cercle de Joachim n’a jamais rencontré à Maurice. La différence se jouera-t-elle sur ce détail ?