La deuxième journée de la Ligue radial, organisée par la Mauritius Yachting Association (MYA) a souri au jeune Loïc Edouard. Profitant du léger recul de Christopher Bon, le barreur a étalé sa classe pour se hisser à la première place à l’issue des trois manches.
A l’issue de la journée, son compteur est resté bloqué à trois points, ce qui en fait le meilleur score pour samedi. Loin derrière lui, on retrouve Kevin Lafleur, avec 10 points, et le leader général, Christopher Bon (11 points).
« On a vu qu’il y a des progrès », avance l’entraîneur national, Mike Lafleur. Selon lui, tous ceux qui ont fait le saut à l’île de la Réunion pour la Coupe de l’océan Indien ont montré des signes d’évolution.
« C’était une bonne chose de faire sortir les barreurs du pays. Ils ont pleinement bénéficié de ce stage », explique encore Mike Lafleur.
Même s’il s’est fait dépasser pendant la journée de samedi, Christopher Bon est toujours solidement accroché à son fauteuil de leader. Cependant, il doit sentir le souffle de ses adversaires.
« Mais il n’y a pas de secret derrière la réussite de ce garçon : il a beaucoup travaillé », soutient Mike Lafleur. Conséquence de cette deuxième journée : le haut du classement tient dans un mouchoir de poche. « C’est bien pour la compétition », se réjouit Mike Lafleur.
En effet, les trois premiers au classement général, Christopher Bon, Loïc Edouard et Vandamme Lafleur pourront jouer le titre, à moins que l’un des trois ne laisse échapper une course. « Ça relance la compétition. Et ça va garder les athlètes motivés pour l’année prochaine. »
Chez les filles, Anaëlle Félicie a maintenu sa suprématie. Tathiana Mathieu, sa dauphine, termine la compétition avec six points. « La situation ne change pas chez les filles », note Mike Lafleur.
Mais le coach note que plusieurs barreurs ont changé de support au moment d’aborder cette deuxième manche. O’Brian Brasse et Tathiana Mathieu ont basculé de l’optimist au laser radial. Ce qui devrait les aider pour la suite.
« Le fait qu’ils basculent d’un support à un autre est un signe de progression. Dans un autre temps, il était temps pour eux de changer de support », fait ressortir l’entraîneur national.
En changeant de support, les barreurs gardent leurs regards braqués sur les objectifs à venir. Déjà, l’année prochaine, ils se rendront aux Seychelles pour la deuxième édition de la Coupe de l’océan Indien (COI). une aubaine pour les jeunes qui préparent les JIOI 2015 à la Réunion.
« Après la Coupe de l’océan Indien, ils ont repris le chemin de l’entraînement avec le plus grand sérieux. Les progrès qu’ils ont enregistrés le démontrent. Nous attendons la suite », souligne l’entraîneur. La suite, justement, se jouera pendant le dernier week-end du mois de septembre.