Avec le Brexit, qui prend effet à partir de mars, le secteur de l’exportation se retrouve face à de nouveaux défis. C’est le moment, dit Lilowtee Rajmun-Jooseery, de repenser le secteur en profondeur. La Mauritius Export Association (MEXA) a d’ailleurs mis sur pied un « think tank », qui travaille sur l’élaboration d’un plan stratégique pour la fin de février. De même, elle souhaite que l’Economic Development Board s’engage dans les discussions pour dégager une stratégie de marketing afin de faire face aux marchés émergents. Elle souhaite également que le gouvernement ne s’empresse pas d’appliquer le Portable Gratuity Retirement Scheme.

Comment se porte le secteur de l’exportation actuellement ?

Le secteur a enregistré une croissance entre 2008 et 2015. Mais en 2016-2017, nous avons connu une décroissance de 8% et 3% respectivement. Pour 2018, il y a eu un revirement de la situation, avec une croissance de 2%. Il y a donc une reprise du secteur, ce qui est très encourageant. On se pose toutefois la question de savoir si cette situation est durable. Il y va de la performance et de la bonne santé du secteur. L’exportation reste un secteur important de l’économie mauricienne. Il contribue aujourd’hui dans les Rs 80 Mds en termes d’import/export et génère 50 000 emplois directs. Il est vrai que la contribution au PIB est en baisse. Nous sommes dans les 5% aujourd’hui, alors qu’on était à 7% il y a 6 à 7 ans de cela. Ce qui pousse à dire que le secteur se fragilise d’année en année. Mais ce n’est pas pour autant que “The death is at the doorstep”. Le secteur a plus de 40 ans et on peut dire qu’il a fait son cycle. Il a connu le pic et maintenant on commence à glisser. Cependant, il a toujours le potentiel de rebondir. Ce qu’il faut, c’est repenser le secteur, aller vers un “strategic re-engineering” en profondeur.

Quels sont les défis pour 2019 ?

Le plus grand défi de l’exportation reste la compétitivité. C’est un secteur qui vend ses produits sur un marché international où la compétition est féroce. Ou éventuellement, pour avoir des commandes, ça se joue sur des sous et pas des roupies. Le rôle de tout un chacun est de faire en sorte que Maurice, comme centre manufacturier, reste compétitif. Aujourd’hui, nous sommes une “export-led economy”, surtout avec notre “current deficit”. La compétitivité du secteur reste une priorité pour tous les stakeholders. Aujourd’hui, notre compétitivité est affectée par un vieillissement de notre capital humain, c’est-à-dire pas uniquement au niveau des employés, mais aussi le “top management”. Il n’y a pas de sang nouveau dans le secteur. Il n’y a pas de jeunes pour prendre la relève. Aujourd’hui, le secteur reste “family-based”. Il n’y a pas de renouvellement et c’est inquiétant.

Qu’est-ce qui explique cette situation ?

La compétitivité est liée à notre roupie, qui est restée très forte. C’est en train d’éroder notre compétitivité. Surtout pour une “export-led economy”. La stratégie de la roupie forte n’est pas une bonne stratégie. Il faut se réunir pour réfléchir sur l’avenir du secteur. Il y a un manque de “strategic direction” du secteur industriel du pays. C’est aussi la responsabilité de la MEXA de s’y engager et, pour cela, nous avons mis en place un “think tank” réunissant sept à huit personnes, avec un esprit industriel, pour repenser le secteur. D’ici deux à trois mois, nous aurons élaboré un plan stratégique pour le secteur.

Comment le secteur s’adapte-t-il face au Brexit ?

Le Brexit a fortement contribué au facteur de la décroissance. L’Angleterre reste un gros marché, avec 17% de nos exportations, sans le sucre. Si on y ajoute le sucre, cela fait 24%. Le Brexit a eu un effet sur tout le marché européen. Donc, le secteur a été largement affecté. En 2018, on commençait à avoir une stabilisation. Mais l’incertitude est toujours là. Il faut maintenant voir ce qui va se passer après le 29 mars, date de la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, de même que l’impact de la livre sterling, qui a déjà déprécié de 5% ces derniers mois. Nous craignons beaucoup pour nos Petites et moyennes entreprises (PME) qui exportent vers l’Angleterre. Elles souffrent doublement du fait qu’elles achètent en dollars et exportent en livres sterling. On se réjouit cependant que notre accès préférentiel sur la Grande-Bretagne a été sauvegardé vu que le gouvernement a déjà conclu, avec d’autres pays de la zone, dont les Seychelles, les Maldives, les Comores et le Zimbabwe, l’UK-ESA Trade Agreement, qui assurera nos exportations vers l’Angleterre “on a duty free basis”.

Le gouvernement a introduit des subsides sur les exportations vers l’Europe. Cela a-t-il donné des résultats positifs ?

Les subsides sur le fret aérien, à travers le Speed to Market Scheme, ont aidé à pallier les effets négatifs du Brexit. Mais avec un plus grand objectif, qui est d’adresser le problème de “distance handicap” de Maurice. Aujourd’hui, l’Europe achète plus près de lui, par exemple en Turquie. On a vu que nos clients travaillent différemment. Ils ne veulent pas stocker pendant longtemps. Ils préfèrent exporter plus vite et en plus petite quantité. On a vu aussi un changement dans le consumérisme avec l’e-commerce. Nos clients qui ont des magasins sont en train de souffrir avec la compétition de l’achat en ligne. Pour maximiser nos exportations, nos exportateurs travaillent avec des clients qui ont des plateformes d’e-commerce. Mais le principe même du shopping “online” est d’exporter plus vite.

Donc, le Speed to Market Scheme, implémenté en avril 2016, a été bien accueilli. C’est une grande satisfaction pour la MEXA. Cela a aidé à pallier l’hémorragie de la décroissance. Les clients sont satisfaits et cela a aidé à augmenter la compétitivité. Cette mesure a aussi aidé les PME. C’est sûr que ça rapproche Maurice de ses marchés. Le transport par bateau prend 30 jours sur l’Europe et 60 sur les Etats-Unis. Un client aujourd’hui ne va pas attendre autant pour recevoir ses produits.

Il y avait beaucoup de craintes concernant le salaire minimum sur le secteur manufacturier. Quel constat faites-vous après un an ?

La MEXA a donné son soutien au gouvernement concernant le salaire minimum. Un an après, tout le monde est en train de l’appliquer. Je dirais même que beaucoup d’entreprises dans le secteur de l’exportation payent plus que le salaire minimum. Aujourd’hui, avec les “production bonus” et autres, un employé du secteur touche en moyenne Rs 14 000. Mais on a eu quelques craintes. Car toute augmentation de salaire n’est pas complémentée par une augmentation de la productivité. Ces dernières années, on a eu une augmentation de 35% dans le “labour cost”. Toutefois, il n’y a pas eu de “matching increase” dans la productivité. La compétitivité du secteur s’est érodée. D’après la loi, il faut avoir une révision du salaire minimum pour 2020. Plus la Portable Pension qui arrive. C’est inquiétant. C’est comme un élastique qu’on serait en train d’étirer, se demandant jusqu’à quand il tiendra. Il est important d’inclure le facteur de la productivité dans toute décision d’augmentation salariale. Il y va de la compétitivité.

Vous voulez dire que lorsqu’il y a une augmentation salariale, il faut aussi augmenter le volume de travail ?

Économiquement parlant, une augmentation salariale doit aller de pair avec la productivité. Sinon, le “labour cost” augmentera. Je ne parle pas nécessairement de volume de travail. Cela ne veut pas dire que le secteur n’investit pas dans l’efficience. Mais quand le coût de la main-d’œuvre augmente de 8 à 10%, ça doit aussi avoir un “matching productivity increase” de 8 à 10%. Ce qui n’est pas le cas actuellement. Jusqu’à quand va-t-on absorber les augmentations dans le coût de la production ?

Les PME ont exprimé leurs craintes au sujet de la compensation salariale. Est-ce justifié ?

Les craintes des PME sont très justifiées. Que ce soit concernant le salaire minimum ou la compensation salariale. Beaucoup d’entreprises ont souffert et certaines ont fermé sans faire grand bruit. Malheureusement, ces fermetures ne sont pas répertoriées dans les statistiques. Une petite entreprise est très fragile. Souvent, c’est une affaire de famille, avec une dizaine d’employés, et la marge de profit est très serrée. Le fait même qu’il y a eu des fermetures silencieuses, sans que les principaux concernés ne viennent “voice out”, est très inquiétant.

Comment faire face à la concurrence des pays émergents selon vous ?

Il y a deux façons de procéder. D’abord, il faut rester compétitif. Aujourd’hui, nos marchés traditionnels travaillent avec les pays les plus proches. Il faut éventuellement étendre le Speed to Market Scheme à d’autres marchés. Les Etats-Unis par exemple. Nos exportations vers cette destination ont chuté de 20% uniquement en 2017. Les clients ne veulent pas attendre 60 jours pour avoir nos produits. Or, on sait que les Américains croient dans les produits et le service mauriciens. Le seul facteur négatif, c’est la distance. Il faut rapprocher Maurice de ses marchés.

Ensuite, il faut aussi diversifier nos marchés. Le secteur manque de visibilité en tant que destination manufacturière. On connaît plus la Chine, le Mexique… Maurice est surtout connue comme destination touristique. Pourquoi pas comme destination manufacturière, alors qu’on a tous les atouts ? Donc, en gros, il faut rapprocher Maurice de ses marchés en étendant le Speed to Market Scheme et avoir, en même temps, un marketing agressif sur de nouveaux marchés. Il est temps que la MEXA et l’Economic Development Board se mettent autour d’une table pour dégager une stratégie de marketing et explorer d’autres perspectives.

Maurice est souvent critiquée concernant le traitement des travailleurs étrangers. Comment la MEXA gère-t-elle cette situation ?

Il faut rappeler que Maurice est signataire des conventions de l’Organisation internationale du travail. De même, nous avons nos lois mauriciennes sur le travail. Je peux dire que les compagnies de notre secteur respectent les lois. De même, nous sommes sujettes au contrôle régulier de nos clients par rapport aux ILO Standards. En sus de cela, nous travaillons beaucoup avec les clients pour une meilleure gestion des expatriés. Nous travaillons particulièrement avec ASOS pour arriver à un code de conduite pour “expat management”.

Récemment, Maurice a commencé les discussions avec le Bangladesh, pays d’où nous importons le plus de main-d’œuvre, ainsi qu’avec l’International Organisation for Migration pour la signature d’un Memorandum of Understanding, de pays à pays. Cela afin de s’assurer que le recrutement des travailleurs étrangers se fasse selon les normes internationales. Au niveau de la MEXA, nous avons un HR Committee qui travaille avec nos membres pour discuter du problème et dégager des projets pour une meilleure gestion des expatriés. Nous formons même nos membres au bangladais afin d’assurer une meilleure communication. Maintenant, il y a la question des dortoirs, qui ont fait beaucoup de bruits. Là également, il y a des normes internationales à respecter. J’invite le ministère du Travail à faire des visites régulières pour s’assurer que ces normes soient respectées. Je dois reconnaître que malheureusement, il y a des compagnies qui ne respectent pas les règlements, ce qui est dû à une absence de contrôle. Il suffit qu’une compagnie faute et tout le secteur est affecté. Je pense que le ministère doit renforcer son équipe d’inspecteurs. Selon les chiffres du Central Statistics Office, nous avons 22 500 travailleurs étrangers dans le secteur, dont 45% en “total employment”.

Comment intéresser les Mauriciens à revenir vers le secteur ?

Le secteur de l’exportation est affecté par une mauvaise perception. À un certain moment, on disait « zone franche, zone souffrance », et c’est resté jusqu’à aujourd’hui. Il y a une déficience en termes d’image. C’est vrai lorsque l’on dit qu’au niveau du “worker level”, on n’a pas beaucoup de jeunes. Toutefois, je dois dire que nous avons aujourd’hui beaucoup de jeunes dans le “technical staff” et le “supervisory staff”, c’est-à-dire le “middle management”. Et ils restent, alors qu’il y a une mobilité accrue chez les jeunes. Aujourd’hui, le secteur de l’exportation est axé sur la technologie. Avec tous les HR, nous sommes en train de réfléchir sur la manière de retenir les “Millenials”. La façon qu’ils travaillent aujourd’hui n’est pas celle d’avant. Cela va peut-être demander un changement de “management style”. On y réfléchit au niveau de la MEXA.

Ensuite, nous allons aussi nous embarquer sur la revalorisation de l’image du secteur. Pour montrer aux jeunes, mais aussi aux parents, la vraie vie de notre entreprise industrielle aujourd’hui. D’ailleurs, nous avons lancé le “dual training programme”. Ce sont des cours financés par le ministère du travail et nos membres, et ils sont basés sur l’alternance. Ils sont calqués sur les modèles allemands et singapouriens. Nous avons déjà un premier “batch” de diplômés du “dual training programme” dans le domaine de l’engineering. Pendant ces trois années, ils ont suivi des cours trois jours à l’université et trois jours en entreprise. Je dois dire qu’il n’y a pas d’équivalent à la qualité de ces jeunes-là. Même le cours de l’université a été développé en concertation avec la MEXA, avec des modules qui reflètent les besoins du secteur. C’est une “win-win formula” pour les jeunes et pour les entreprises. J’ajouterai qu’il y a 20 jeunes diplômés qui ont déjà trouvé un emploi. La demande est tellement forte que certains ont été “poached”. Vu la réussite du premier “batch”, la MEXA lancera deux autres projets cette année.

Le secteur textile étant en difficultés, que produisons-nous exactement pour l’exportation ?

C’est vrai que le textile et l’habillement ont connu des moments difficiles. Il y a 10 ans, ce secteur représentait 70% de la totalité des exportations du pays. Aujourd’hui, il n’en représente plus que 50%. Il y a eu une diversification du panier des produits de l’exportation, notamment avec le “seafood”, qui représente aujourd’hui 20% de nos exportations. Ensuite, il y a les équipements médicaux et le “light engineering”, qui sont aussi dans l’exportation. Les compagnies manufacturières pour le marché domestique commencent également à étendre leurs ailes et à exporter vers les pays africains. Cette diversification du panier des produits de l’exportation est encourageante.

Que représente justement le marché africain aujourd’hui ?

Il est vrai que tout le monde parle du marché africain. Il y a beaucoup de potentiel pour les entreprises “domestic-oriented” surtout, vu le fait que le marché mauricien reste quand même limité. Il n’y a pas de “growth strategy” pour ces entreprises. L’Afrique reste donc prometteuse, mais je dirai qu’elle a aussi ses challenges. Ce n’est pas comme le marché traditionnel, avec un système financier développé, des systèmes de distribution bien rodés… On a des contraintes de marketing, de finance, de logistique… Chaque année, on a recours au gouvernement pour le budget afin de maximiser sur les opportunités africaines. Pour y parvenir, on n’a pas besoin de mesures panadol, mais il faut une approche scientifique, structurée, afin de développer ce marché africain. Il faut le prendre dans une perspective globale. La “piece-meal approach” ne sera pas suffisante. Il faut des mesures pour aider les compagnies en termes de marketing pour se protéger des risques de non-paiement des clients africains ainsi que le coût de la logistique intérieur, qui est quand même important. Il faut un “bold set of measures” pour capturer ce marché africain. On doit investir en termes de ressources pour pouvoir maximiser nos opportunités africaines. Et il est grand temps de le faire car nos compétiteurs n’attendent pas. Les Chinois et les Indiens sont déjà là-bas.

Maurice jouit d’une bonne réputation en termes de fiabilité sur le marché africain. Mais il est dommage que nos compagnies n’arrivent pas à exporter. Il leur faut une base industrielle assez forte. Aujourd’hui, les bases industrielles de nos compagnies sont en train d’être fragilisées par la compétition créée par l’importation féroce. Il est important de protéger ces bases industrielles mauriciennes, les aider à se structurer, pour qu’elles commencent à exporter vers l’Afrique. Il est important que le gouvernement et le secteur privé investissent dans cette stratégie pour le futur.

Beaucoup d’accent est également mis sur le “seafood” aujourd’hui. Est-ce un secteur solide ?

Le “seafood” contribue à hauteur de 20% dans les exportations du pays. Il est vrai que ces deux dernières années, le secteur a été affecté par l’implémentation de la résolution de la Commission des thons de l’océan Indien (CTOI), sur le Yellow Fin Tuna. En 2017, cela a impacté négativement notre secteur avec une pénurie de matières premières pour nos conserveries. Par la suite, avec le soutien du ministère des Affaires étrangères, on a initié le dialogue avec l’Union européenne, qui s’est avéré parfois difficile. Mais aujourd’hui, je dois vous dire que nous avons une plateforme de dialogue avec l’Union européenne comprenant la commission elle-même ainsi que les propriétaires des flottes européennes de même que les conserveries et leurs gouvernements respectifs. Nous avons eu deux réunions l’année dernière et on a eu des dénouements assez positifs, dans le sens où le secteur n’a pas eu à faire face à une pénurie. Mais nous ne sommes pas sortis de l’auberge. Le quota sur le Yellow Fin est opérationnel pour cette année encore. La vigilance est de mise à notre niveau pour s’assurer qu’il y a quand même une transparence par rapport aux prises des bateaux européens. L’approvisionnement permanent de nos usines en dépend. Il y aura une troisième réunion de cette plateforme à Maurice en février.

Le secteur a beaucoup de potentiels mais il fait face à des challenges par rapport à la durabilité. À part l’industrie du thon, nous avons une zone économique exclusive de 2,3 millions de km2. Il y a de gros potentiels. Il faut une stratégie pour voir comment on optimisera ces opportunités. On doit à tout prix s’assurer qu’on ne perde pas nos opportunités et nos ressources aux dépens de la pêche illégale. La MEXA a déjà commencé un dialogue avec le gouvernement à ce sujet. Autrement, le secteur reste quand même solide.

Comment le secteur de l’exportation se prépare-t-il pour la nouvelle loi sur le Portable Gratuity Retirement Scheme ?

Je dois d’abord reconnaître que l’esprit derrière ce projet est louable, surtout par rapport à la mobilité des jeunes aujourd’hui. Le ministère a fait des propositions. À notre niveau, on préfère adopter une attitude vigilante sur ce plan. On souhaite que le gouvernement n’ait pas une approche à la “va-vite” pour son implémentation. Il faut une réflexion profonde sur toutes les implications afin de s’assurer que les objectifs derrière ce “scheme” soient atteints. Mais aussi que cela ne vienne pas affecter financièrement nos compagnies. Comme c’est annoncé actuellement, cela sera difficile pour nos compagnies de soutenir le Portable Gratuity Retirement Scheme. Surtout avec les arrérages. Particulièrement en ce qui concerne les PME.

À un moment où l’on parle digitalisation des entreprises et d’intelligence artificielle, comment le secteur de l’exportation peut-il en profiter ?

La digitalisation et l’intelligence artificielle sont déjà une réalité dans nos entreprises manufacturières. Aujourd’hui, nos compagnies investissent constamment dans la nouvelle technologie et certaines opérations sont même robotisées. Mais on se demande quand même si on a les compétences nécessaires pour appliquer cette nouvelle technologie à grande échelle.

Propos recueillis par Géraldine Legrand