La page du site de BBC News qui raconte les malheurs d'Ameenah Gurb-Fakim

L’annonce officielle par le premier ministre Pravind Jugnauth que la présidente démissionnerait après les fêtes des 50 ans de l’indépendance du pays, a donné une autre dimension à cette affaire.

En particulier que la presse étrangère, assez timide sur cette affaire jusqu’ici, s’en est emparée pour mette en relief que la première femme présidente du continent africain allait démissionner pour son rôle décrié dans un scandale financier. Ces titres ou les agences de presse qui les véhiculent ont souvent comme correspondant un journaliste local.

C’est sans doute celle publié par la BBC News hier soir qui est la plus dommageable pour Ameenah Gurib Fakim vu son rayonnement international. Les autres titres qui en on parlé ont souvent comme correspondant un journaliste local.

Sur son site internet hier soir la BBC précisait que la seule chef d’Etat africaine devait démissionner de son poste pour son implication dans un scandale financier. « She has been accused of using a bank card provided by a charity to make personal purchases worth tens of thousands of dollars» écrit la station de radio britannique.

BBC news précise que la présidente de la République a nié les méfaits qui sont reprochés et a dit qu’elle a remboursé les dépenses personnelles qui sont pointés du doigt.

«Ms Gurib-Fakim is a renowned scientist and in 2015 became the first woman to be appointed to the ceremonial position of president of Mauritius.»

Le site d’information de la BBC News précise que le premier ministre, Praind Jugnauth a annoncé :  «La présidente de la république m’a dit qu’elle démissionnerait de son poste mais m’a demandé de ne pas annoncer la date de son départ»

« L’intérêt du pays vient en premier, et je suis fier de l’image de Maurice en tant que modèle de démocratie vivante dans le monde » ajouté le PM lauricien.

Selon BBC News, la carte lui a été donnée dans le cadre de son travail par Planet Earth Institute (PEI) de Londres en tant que directeur non rémunéré de l’organisme de bienfaisance.

L’un des directeurs de l’organisation est l’homme d’affaires controversé angolais Alvaro Sobrinho qui a obtenu au forceps un permis pour fonder une banque d’investissement à l’île Maurice, ce qui a suscité des allégations de favoritisme qu va bien au-delà de la seule présidente de la République.

La BBC annonce qu’elle a approché en vain Planet Earth Institute pour un commentaire.