À la suite des insinuations à l’égard de TLC par le leader de l’opposition lors de la Private Notice Question hier à l’Assemblée nationale, Lindsay Morvan, porte-parole du PMSD et directeur de cette firme de téléphonie, a tenu à présenter sa version des faits.
Rencontrant la presse hier après-midi avec son avocat Me Ashok Radhakissoon, Lindsay Morvan a soutenu que Mauritius Telecom (MT) n’a rayé aucune dette de TLC. « Ce qui s’est passé, c’est que nous avions accusé du retard dans le paiement des réclamations de MT. Dans la logique des choses, elle nous a déconnectés. Nous avons payé nos dettes, y compris les intérêts qui vont avec, selon les termes de l’accord conclus avec MT, puis nous avons été reconnectés. Mais à aucun moment, MT a rayé une dette quelconque en ce qui nous concerne », insiste le directeur de TLC. La dette, qui date de 2006, était de l’ordre de Rs 8,7 millions et les intérêts payés étaient de 12%.
En ce qui concerne les allusions au sujet du Fraud Tracking System, Lindsay Morvan affirme que TLC a été une des premières firmes de téléphonie à longue distance à l’avoir proposé. TLC a d’ailleurs été la première à faire l’acquisition de l’appareil adopté par MT en vue de traquer les fraudeurs. Toutefois, le système n’a toujours pas été mis en opération. Il précise qu’en janvier de cette année, TLC a fait servir une injonction à MT, lui demandant d’opérer dans les meilleurs délais le système de détection de fraude.
TLC, ajoute Lindsay Morvan, ne dispose que de 25 % du marché d’appels entrants et non 40 %, comme l’a soutenu le leader de l’opposition hier dans sa PNQ. Il soutient d’autre part qu’entre octobre 2010 et juillet 2011, sa firme a versé la somme de Rs 21,6 millions dans l’Universal Service Fund de l’Information Communication Technologies Authority (Icta).