On le connaissait homme de terrain, travailleur social, politicien. Mais Lindsay Morvan a aussi une carrière de musicien qu’il a nourrie dans le milieu hôtelier jusqu’aux années 2000. Aujourd’hui, il présente son premier disque solo, La Mizik Dezil. Un répertoire musical éclectique comme son auteur.
Il s’est entouré de son ami d’enfance, son pote du quartier, Mario Justin, pour réaliser son premier album solo. Après des aventures musicales avec les frères Jeanne, Mario Ramsamy, les Night Birds (dans les années 80), Patrice Chinapen, Latino Ministrels, Marcel Poinen, il prend la route en solitaire pour composer son premier disque. Un projet qu’il traîne depuis dix ans, qu’il a réactualisé et recomposé pour cette présente sortie.
Éclectique.
Il est actif sur presque tous les fronts. Mais c’est le musicien qui se qualifie comme un vocaliste et instrumentiste qui aujourd’hui se dévoile. Loin du costume du politicien ou du blue-jean du travailleur de terrain, il pose sa voix sur une variation de musiques pour montrer son goût de l’éclectisme. Lindsay Morvan valse du séga au reggae en passant par le ragga/hip hop avec Ultimatum Montana (le petit Benoît de Monaster) sur Explike. Son disque propose aussi du zouk et une ballade, où il s’expose dans des univers plus romantiques. Lindsay Morvan est un homme multiple…
Rythmes tropicaux.
Avec La Mizik Dezil, il a voulu exposer sa “vie musicale multiple” pour faire revivre une carrière de plus de trente ans. Vie musicale qui a débuté sur les bancs du collège Bhujoharry jusqu’à des pianos-bars aux Seychelles.
Même s’il explore diverses sonorités, il avoue un penchant pour le reggae et la world music. “Ce sont deux univers dans lesquels j’aime plonger. Ils me tiennent à coeur.” On retrouve sur le disque des morceaux engagés, des chansons sur l’amour, sur son île, mâtinée d’une dose d’humour sur Matematik (où il chambre les profs de maths). “J’ai voulu présenter toutes mes variations sonores sur une seule galette. C’est la compilation musicale d’un artiste.” Il fait un clin d’oeil à la langue de Molière dans Une question de coeur. “La langue ne doit pas être un obstacle à l’expression orale. Je chante aussi en anglais, et je veux toucher un large public des îles, voire plus loin.”
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Contribution au MPRB?Les fonds récoltés lors de la vente de ce disque iront à l’association Mouvement pour le Progrès de Roche Bois (MPRB), dont Lindsay Morvan est un des fondateurs. Même s’il ne siège plus au sein du comité, il reste toujours en contact avec l’ONG et veut, par ce geste, “apporter une nouvelle contribution au développement du centre”.
La Mizik Dezil est déjà en vente chez les disquaires.