Scope rencontre Linley Marthe. Il a laissé sa basse en France et passe des vacances auprès des siens. D’aucuns l’ont aperçu à Grand-Baie, jouant du piano. Mais c’est sur les quatre cordes que porte cette rencontre, sur l’instrument de prédilection de ce musicien qui compte parmi les bassistes les plus importants du moment.
On imagine Linley Marthe écumant les clubs de jazz parisiens. Il n’en est rien. Il quitte Place Clichy uniquement lorsque son talent est sollicité. Notre compatriote est demandé dans l’univers jazz, notamment sur la planète funk. Il compte parmi les bassistes les plus importants du monde. Mais “quand je n’ai pas de concert, je préfère rester à la maison”. Pas surprenant lorsqu’on a déjà effectué trois tours du monde ! Cela n’empêche pas de croiser Linley au Duc des Lombards, entre autres clubs de jazz.
Retour en 1993. Linley laisse Tranquebar pour Paris. Il n’est plus ce gamin des faubourgs port-louisiens qui grattait les notes graves sur la guitare sèche du grand frère bassiste. L’instrument s’impose comme une évidence au jeune Linley. C’est la basse qui est venue à lui. “C’est un lien entre la rythmique et l’harmonique.”
Il jouait au Club Med à ses débuts. Nous sommes en 1986. Le petit Marthe a seulement 14 ans et des prestations dans des fancy-fairs au compteur. Ainsi commence une vie d’artiste avec une basse pran prete. Viendra ensuite le temps des rencontres…
Quatre ou cinq cordes, qu’importe ! On ne finit jamais d’apprendre, confie le bassiste, sur le ton de la confidence. Rappelons que Linley Marthe est parmi les meilleurs du moment. Un tour sur YouTube suffit pour s’en convaincre. La dextérité de Marthe est bluffante. Sans doute est-ce l’ouverture sur le monde qui apprend à ne pas avoir la grosse tête. Rester humble. Être fidèle à soi-même : “On est qui on est…”