Le Lion n’est plus. S’il croit que son invective à la réunion rouge l’a fait renaître, tel un phénix des cendres de quelques millions… il a tort. Vous vous demandez sans doute si j’ai perdu la tête. N’ai-je pas vu la horde de… sur place pour l’accueillir… tels ses bains de foule de jadis… des années de (fausse) gloire? Les « partisans » masqués d’or et d’argent probablement issus des fameuses cachotteries de notre Lion m’ont laissé de marbre. Qui a donc cru à la mascarade ? Qui a vraiment cru en la légitimité et la véracité de la partisannerie affichée ?
Pas le Dauphin, en tout cas. En animal humble, souriant et poli… il s’en est allé. Sans phrase amère, sans « kalot » à quiconque. Mais l’animal aurait-il eu tort de sa lenteur ? Facon Hamlet, monarque de la procrastination, a-t-il trop lésiné ? A-t-il trop attendu… fait trop de calculs ou eu trop peur ? Fallait-il vraiment qu’il attende une ‘occasion’ de se saisir du trône qui lui revient de droit ou aurait-il dû l’entreprendre de manière plus cavalière, voire moins chevaleresque ?
Ce qui me déplait dans toute cette affaire, c’est que nous connaissons tous les dessous de ce mécanisme d’intronisation. Il faut être d’une certaine ‘souche’, d’un certain ‘pédigree’. Il ne faut surtout pas permettre au Dauphin, descendant d’un autre, de renouveler certains chapitres de l’histoire qui pourraient lui valoir la mention de ‘traître’ ou de ‘vendu’. Il faut aussi comprendre que la joute actuelle n’a pour but que d’empêcher que se tourne une nouvelle page. Ainsi, le clan rouge préfère Ali Baba (et ses 40 voleurs) à son sommet, plutôt que de permettre le renouvellement légitime de la structure… et ce par quelqu’un de lignée « inappropriée ».
Ce qui m’étonne, qui plus est… c’est que  le « toupet » du Lion ne semble indigner grand-monde. Son culot et son arrogance, vu les circonstances qui l’affligent, ne font pas de lui un martyr, mais un héros. L’ignorance de ceux qui le proclament ainsi m’exaspère ! Comment ne comprend-on pas que le progrès et le renouvellement sont plus importants pour le clan rouge… que l’utilisation de la structure même de ce parti pour tenter d’effacer les péchés capitaux du Lion, commis au vu et au su de tout le monde ? Cela me fait songer à l’histoire de Barrabas…
Nul ne semble scandalisé par le fait qu’un homme, qui devrait avoir perdu toute crédibilité et tout droit politique, subtilise le trône au Dauphin de manière aussi grossière, aussi machiavélique et aussi dépourvue de toute estime de soi. Qualité qu’exerce le Dauphin par contre, cette estime de soi, puisqu’il s’est simplement éclipsé… même s’il a promis de refaire surface.
Lion, dites-vous ? Le Lion représente la majesté et la noblesse. C’est un symbole utilisé par les monarchies à travers le temps pour exprimer le courage et la vertu des rois. Richard Coeur de Lion, par exemple, aurait dû inspirer pour être mort lors d’une noble conquête. Notre Lion à nous n’est que « leker poul » puisqu’il s’accroche honteusement au siège qui ne lui revient plus. Mais laissons tout cela au temps, à la raison et au karma. Le Lion est bien mort… il ne reste plus que les souffles de sa carcasse ne nous ramènent à la raison.