Le Dr Richard Karoo, chirurgien britannique en plastic and reconstructive surgery, rappelle que le risque zéro n’existe pas en chirurgie, qu’il s’agisse de chirurgie plastique ou reconstructive ou encore de liposuccion. Mais, soutient-il, on peut minimiser les complications avec les bonnes facilités d’opération et de soins postopératoires et aussi de médecins qualifiés, dont les chirurgiens eux-mêmes, les anesthésistes, les infirmiers et autres. Le Dr Karoo était à Maurice la semaine dernière pour entreprendre les démarches nécessaires auprès du Medical Council en vue de travailler à Maurice, à l’hôpital Apollo Bramwell, à partir de janvier prochain.
« Les gens ne devraient pas penser que la liposuccion est un quick fix et qu’elle ne comporte aucun risque. Elle a des risques similaires à toutes les chirurgies. Il est, donc, important pour les médecins d’en discuter avec leurs patients lors de la consultation car les complications existent même si les médecins font de leur mieux pour les minimiser », lance le Dr Karoo. Il explique que la liposuccion doit être effectuée dans un environnement approprié avec le même degré de respect et de soins que les autres opérations. « Touch wood, je n’ai pas eu jusqu’ici de problème avec mes patients », ajoute le médecin qui pratique depuis 1998 dans le secteur public comme dans le privé en Grande Bretagne.
Le Dr Karoo opère trois fois la semaine en Grande Bretagne sur les seins, les visages et d’autres parties du corps. « La chirurgie plastique est fantastique dans le sens qu’on a une grande variété d’opérations à faire. C’est amusant pour les patients qui reviennent vers le médecin pour le remercier ». Mais, si l’on veut se débarrasser d’un ventre proéminent ou de grosses jambes, alors le Dr Karoo effectue une liposuccion pour amener le patient à se sentir mieux dans sa peau. En chirurgie cosmétique, souligne-t-il, le médecin aide non seulement à améliorer l’apparition et les formes des patients « mais aussi à retrouver la confiance en soi ». Par contre, dans la chirurgie reconstructive, il aide le patient à retrouver les fonctions d’un organe, d’un doigt ou même d’une main qui aura été sectionnée lors d’un accident. « J’utilise alors la microchirurgie pour joindre les nerfs ». La microchirurgie, indique-t-il, est la dernière technique qui existe dans le domaine. « Elle est très passionnante dans le sens qu’on peut sauver une jambe, une main ou un doigt d’un patient et lui donner un semblant de fonction ». Il estime que la microchirurgie est très importante car elle peut avoir un impact considérable sur le traumatisme des patients. Dans certains cas, dit-il, on peut utiliser cette technique pour sauver la jambe d’un diabétique menacée par la gangrène. Mais les chances de réussite changent d’un individu à un autre et aussi en fonction du « good quality care », car l’opération, selon le Dr Karoo, « est facile ; ce sont les soins postopératoires qui sont les plus importants ».