Une femme avait entamé une action judiciaire contre son médecin le Dr Pretidev Ramdawon lui réclamant des dommages de Rs 1 821 080 pour les préjudices causés suite à une liposuccion que ce dernier avait pratiqué sur elle le 17 novembre 1998. Elle reprochait à son médecin d’avoir mal pratiqué l’intervention car elle avait par la suite développé une infection aux deux jambes. Le juge Chui Yew Cheong a trouvé qu’il était difficile de déterminer la cause de l’infection et a rejeté sa demande.
L’affaire remonte à 1998. Du 25 au 31 octobre de cette année, une publicité intitulée « La liposculpture tumescente pour vous dessiner une silhouette » avait paru dans la presse locale. Le Dr Pretidev Ramdawon y donnait des détails sur la liposuccion et les précautions à prendre avant de subir une telle intervention. Toujours dans cette publicité, selon la plaignante, le médecin attirait l’attention des lecteurs sur le risque de contracter une infection, d’où la nécessité de pratiquer l’intervention dans un endroit propre et sain et de prendre des antibiotiques par la suite.
La plaignante s’était rendue au cabinet du médecin le 28 octobre et le 2 novembre. Le 17 novembre, elle s’y est rendue de nouveau pour cette fois-ci pratiquer une liposuccion au niveau de ses hanches. Elle a subi l’intervention sous anesthésie locale entre 14 h et 16 h 30. Elle a payé Rs 15 000 pour cette intervention et avait à repasser au cabinet du médecin pour les injections et le pansement.
Après la liposuccion, la femme a développé une infection aux deux jambes. Un dermatologue qui l’a  alors examinée a relevé ceci : « À l’examen, j’ai observé une cellulite necrosante extensive multifactorielle avec des bulles hémorragiques, des purulents et des nécroses avec hyperesthésie, une induration cartonnée, des plaques escarotiques violacées extensives, des tissus sous-cutanés et profonds jusqu’aux facies ». Le dermatologue lui a prescrit des antibiotiques et des anti-inflammatoires. Un examen de laboratoire a aussi révélé des tissus infectées. Sa condition de santé ne s’améliorant toujours pas, la femme a été admise le 7 décembre à la clinique, où le dermatologue en question et un autre chirurgien l’ont opérée pour enlever les tissus infectées. Le 14 décembre, elle a subi une autre opération de ce genre et devait se faire panser tous les jours. Du 9 au 13 janvier 1999, elle a subi plusieurs autres interventions afin d’enlever le pus qui s’accumulait avec l’infection. Jusqu’en août 1999, elle devait toujours se rendre à la clinique plusieurs fois par semaine pour les traitements. Ce n’est qu’en mars 2000, après l’avoir examinée, que le dermatologue avait conclu que les plaies étaient guéries. Le médecin avait attribué cette infection à la liposuccion subie par la plaignante.
En Cour, il avait été demandé au dermatologue s’il pouvait déterminer quand l’infection avait commencé quand il avait examiné la plaignante le 5 décembre 1998. En fait, le Dr Pretidev Ramdawon s’était appuyé sur ce point pour sa défense, arguant que la plaignante ne s’était pas présentée pour le traitement après l’intervention après le 27 novembre 1998 et que lors du dernier examen effectué ce jour-là, il n’y avait aucune trace d’infection. Le Dr Ramdawon avait expliqué qu’il avait demandé à la femme de suivre un régime végétarien et d’éviter les transports publics. Une infection, a-t-il argué, peut éclater à n’importe quel moment et peut causer des dégâts en un jour. Ainsi, le témoignage du dermatologue expliquant quand l’infection a pu se développer n’a pas été convaincant pour la cour. « Furthermore although the evidence clearly establishes that proper and appropriate post procedure care is vital for a patient who has undergone liposuction, yet the evidence as regards the duration of the post procedure care which the plaintiff followed and received is not consistent and not without difficulty. In chief, the plaintiff stated that she was told by the defendant that post procedure care would last for a week, which post procedure care she duly attended. Yet, ten days after the procedure, she noticed that foul smelling pus was coming out of the wounds. She was
feeling pain and could not sleep. Her sister who was then in the country for holidays then advised her to see another doctor viz. Dr. Balnath, a dermatologist », a souligné le juge. De plus, lors de son interrogatoire en cour, la plaignante a été à maintes reprises inconsistante dans ses réponses, laissant des doutes sur sa crédibilité, ajoute le juge.  « Despite the gravity of the infection developed by the plaintiff, it can only be concluded that no “faute contractuelle” has been proved on the part of the defendant », a conclu la Cour.