L’allusion à Janis Joplin n’est pas surfaite; la drogue et l’alcool en moins, dans un univers certainement pas tourmenté. La Louisianaise Lisa Haley a dans la voix des inflexions propres au zydeco des Cajuns, francophones de Normandie et de Bretagne installés en Nouvelle Orléans. À l’Institut Français de Maurice (IFM), le vendredi 2 mai, s’est jouée une musique folklorique où prédominent accordéon et violon sur une rythmique basse-batterie dynamique. Les influences blues et rock’n’roll sont perceptibles dans ce genre volontiers festif et dansant, évoquant une atmosphère de bal.
Les sautillements de Lisa Haley et les pas esquissés par la chanteuse au violon bleu ne manquent pas d’entrain. On regrette les mélodies répétitives, devenues lassantes après deux ou trois morceaux de Lisa Haley et les Zydekats. Néanmoins, sachons apprécier la tessiture et l’enthousiasme déployés dans l’amphithéâtre par Lisa Haley et ses musiciens.
Le public présent a goûté une première partie de choix avec le groupe Etaé, rejoint pour l’occasion par le bluesman Eric Triton dans une prestation commune de belle facture. La guitare-lele de Triton aura donné une coloration intéressante aux chansons de l’interprète Stephan Gua, non seulement sur Enn ti kout blouz, mais également sur une création inédite. La grande réceptivité de la forte assistance était des plus éloquentes. Notons que cette initiative culturelle est à mettre à l’actif de l’ambassade des États-Unis.