Onze femmes et une douzaine de nouvelles têtes : la liste des 60 candidats PTr-MMM pour les législatives du 10 décembre prochain a été rendue officielle hier. Laissant comprendre que le choix entre « des centaines de candidatures valables » a été difficile, Navin Ramgoolam, leader du PTr, dit compter sur la contribution de tous en vue de la « grande victoire ». Paul Bérenger, leader du MMM, trouve pour sa part en la liste arrêtée un « parfait mélange d’expérience et de sang nouveau ».
Navin Ramgoolam explique que, comme il l’avait promis, les writs of election ont été publiés vendredi, après le départ de la ministre indienne des Affaires étrangères, Sushma Swaraj, « par déférence et respect pour l’Inde », pays qui, souligne le Premier ministre, a toujours soutenu Maurice dans son développement.
Ce qui, laisse comprendre le leader du PTr, vient démentir l’allégation de sir Anerood Jugnauth à l’effet que Paul Bérenger et lui s’arrangeraient à renvoyer les élections générales. « Maintenant que le jour du dépôt des candidatures a été fixé au 24 novembre et le scrutin législatif au 10 décembre, j’espère qu’il ne viendra pas maintenant prétendre que le délai imparti est trop court », déclare Navin Ramgoolam.
Commentant l’élaboration de la liste des candidats PTr-MMM, le leader des rouges parle de « centaines » de souhaits de candidatures. Il rappelle toutefois que les deux partis constituant l’alliance de l’Unité et de la Modernité ne disposaient chacun que de 30 investitures à pourvoir.
Il affirme à cet effet que nombreux sont ceux qui, même s’ils n’ont pas été finalement choisis pour défendre les couleurs du PTr-MMM, sont tout aussi des personnes « valables ». Le leader des rouges laisse entendre que « la compétence » et « l’expérience » de ceux-là seront mises à contribution pour le pays par l’éventuel gouvernement PTr-MMM issu des urnes.
Navin Ramgoolam dit aussi compter, pour les prochaines élections générales, sur l’expérience de ceux qui, comme les ministres travaillistes sortants Rashid Beebeejaun, Deva Virahsawmy, Abu Kassenally ou encore Kader Sayed-Hossen, n’auront pas d’investitures. « Je compte sur leur aide au niveau des circonscriptions en vue de la grande victoire », dit-il.
Alors que, déclare Navin Ramgoolam, l’alliance de l’Unité et de la Modernité choisit de présenter sa liste de candidats au lendemain même de la publication des writs of election, c’est la « valse-hésitation » dans le camp opposé. Il lance un appel à ses adversaires en vue d’une campagne électorale « civilisée et dans le respect de l’environnement ».
Navin Ramgoolam renouvelle de même la « confiance » du PTr-MMM dans la Commission électorale pour son « travail remarquable ». La liste des 60 candidats rouges-mauves comprend 11 femmes, soit 18% des candidatures. Le leader du PTr reconnaît que ce nombre n’est toujours pas suffisant, même si, dit-il, cela représente « un pas en avant ».
« Pas un pouce de terrain à l’adversaire »
Il souligne que l’adoption éventuelle de la réforme électorale après les élections générales garantira à l’avenir une candidate par circonscription. Navin Ramgoolam indique que Paul Bérenger et lui projetaient de se rendre en tournée à Rodrigues. Il explique que pour éviter que cette visite ne soit interprétée comme une ingérence dans la politique locale de la petite île en cette période de campagne électorale, elle se fera après le scrutin. Maintenant que les échéances électorales sont fixées, le leader des rouges laisse entendre que le PTr-MMM passera à la vitesse supérieure. « Nous ne laisserons pas un pouce de terrain à l’adversaire », dit-il.
Paul Bérenger, leader du MMM, souhaite, lui de même, une campagne électorale « dans le respect de l’adversaire et de l’environnement ». « Que cesse, dit-il, les attaques de Gayan et des autres contre la Commission électorale ». Comme son homologue du PTr, le leader des mauves trouve en la liste finale des candidats PTr-MMM un « parfait mélange d’expérience et de sang nouveau ».
Dans le dernier cas, Paul Bérenger souligne surtout les candidatures au N°7 (Piton/Rivière-du-Rempart) du Senior Magistrate Raj Pentiah et du « pédagogue respectable » Mahen Gungaparsad. « Deux hauts fonctionnaires qui, dit-il, ont choisi de mettre leurs services à la disposition du pays ».
 Le leader du MMM dit compter lui aussi pour la campagne électorale sur tous ceux de son parti qui ne seront pas alignés comme candidats mais qui, dit-il, « étaient en droit d’attendre une investiture ». Comme Navin Ramgoolam, il fait le « contraste » avec le camp adverse où, trouve-t-il, « c’est la débandade généralisée ».
Paul Bérenger cite l’exemple de Curepipe/Midlands et trouve que le ML d’Ivan Collendavelloo, « qui ne sait même pas combien de tickets lui reviendra », est contraint de se contenter des « restes » du PMSD. Le leader du MMM met en conclusion en garde les électeurs contre la possible publication de ce qu’il qualifie de « peudo-sondages manipulés » maintenant que l’on entame officiellement la campagne électorale.