La situation n’avance pas de manière favorable dans le litige opposant le représentant des employés de l’évêché, Jack Bizlall, et l’évêché lui-même. La raison? Le refus d’accorder un transfert pour Rodrigues à une enseignante qui en avait fait la demande. Et des licenciements d’employés jugés « abusifs ».

Le porte-parole de la Federation of Progressive Union déplore la position de l’évêché mais considère qu’« on peut trouver une solution en moins de trois heures ». Jack Bizlall avait tenu une conférence de presse, le 8 août, pour faire part de ces points de discorde.

Dans un communiqué en réponse à cette conférence de presse, le diocèse de Port-Louis a fait ressortir que « le cas de la dame qui travaille à l’Institut Cardinal Jean Margéot (ICJM) est un cas d’indiscipline qui suit son cours. Toutes les procédures prévues par la loi ont été et seront suivies à la lettre par le diocèse »

« En ce qui concerne la secrétaire de la paroisse de Beau-Bassin, c’est la Fabrique qui est son employeur et qui a géré et statué sur son cas (…) La décision qui a été prise à son égard est conforme aux lois du travail », est-il ajouté.

« Par ailleurs, M. Bizlall a exprimé son intention de manifester devant l’évêché et d’autres lieux. Nous sommes dans un Etat de droit, et chaque citoyen mauricien est libre de manifester, dans le cadre de la loi », a soutenu le diocèse.

De son côté, le syndicaliste explique qu’il s’est entretenu avec le cardinal Maurice Piat et qu’une correspondance a été adressée à l’évêché. « Maurice Piat m’a fait comprendre que nous étions sur la même longueur d’onde », fait-il ressortir.

Mais pour l’heure, le flou plane toujours. C’est dans cette optique que Jack Bizlall a décidé d’aller de l’avant avec une manifestation le 27 août devant l’église de Montmartre et l’église du Sacré-Cœur. Ainsi qu’à Réduit, le jour de la visite du pape François, le 9 septembre.

« Cette manifestation servira à conscientiser la population », explique-t-il.