Des chauffeurs de taxis desservant la région de l’Est, notamment Belle-Mare, Mare-La-Chaux, Quatre-Cocos, Poste-de-Flacq, Camp Ythier, Palmar, entre autres, expliquent qu’« avec la mesure gouvernementale de transport gratuit pour les aînés et les étudiants, nous avons de plus en plus de mal à travailler ». Aussi, ils se sont tournés vers les établissements hôteliers de la région. La création et mise en opération du dernier bijou de la côte Est, le Crystal Beach Hotel, représentait pour eux « enfin une perspective plus concrète et durable d’avoir des revenus plus conséquents ». Cependant, une décision de la NTA « de ne pas ouvrir cet espace aux chauffeurs de taxis autres que ceux déjà listés auprès de ces hôtels » vient jeter le trouble…
« Nou pe gayn nou lavi onetman, explique l’un des chauffeurs concernés, Vishal. Nou pe travay ek bokou lapenn pou reysi fer nou bann fami viv ; zanfan al lekol, tousa. Li pa zis ditou ki NTA pa donn nou permi pou kapav travay. » Ce groupe de chauffeurs de taxis des régions de l’Est entretenait « beaucoup d’espoir qu’avec l’ouverture du Crystal Beach Hotel, le dernier établissement hôtelier high class de ce littoral, nous allions pouvoir améliorer nos fins de mois… » En effet, quand en septembre 2012, la National Transport Authority (NTA) publie, via les journaux, les avis « au sujet d’un éventuel “hotel to hotel transfer” des taxis opérant avec les trois établissements hôteliers déjà opérationnels dans la région, nommément le Lux* Resort, le Long Beach Hotel et The Residence, expliquent les chauffeurs de taxis concernés, nous nous attendions à ce que nous aussi nous puissions faire partie du pool des taxis à qui seront octroyés des permis avec l’ouverture du Crystal Beach… »
Sauf que peu de temps après, continuent nos interlocuteurs, « la NTA nous a avisé que ce seraient les mêmes taxis qui opéraient avec ces trois hôtels nommés qui allaient continuer à travailler avec le Crystal Beach Hotel ». Une décision que ces chauffeurs trouvent « très injuste et arbitraire ! Pourquoi ne pas démocratiser ce domaine et donner des chances à tout le monde ? » Sylvio, autre chauffeur de taxi s’estimant « lésé par cette décision de la NTA », ajoute que « nous avons tous des familles à nourrir. Cela devient de plus en plus difficile avec le bus gratuit pour les seniors et les étudiants. De moins en moins de gens optent pour le taxi. Est-ce que nous allons devoir chômer ou changer de travail ? »
Vishal, Sylvio et les autres chauffeurs concernés par cette « injustice » ont déjà entamé des procédures : « Nous avons envoyé des lettres de doléances au PMO, à la NTA ainsi qu’au ministre du Transport. Nou pa pe refiz travay me nou demande ki NTA revwar sa desizyon-la ek permet o mwin enn parti sofer taxi Lest gayn zot osi drwa travay ek sa lotel-la. Que tous les chauffeurs de taxis aient une chance égale ! »