Personnellement, le ministre Mohamed, travaillant de concert avec le Premier ministre, Navin Ramgoolam, s’est investi personnellement dans la recherche d’une solution à la crise dans l’industrie sucrière. A quelques jours du scrutin du 10 décembre, le prix d’un échec aurait été cher à payer vu l’option déjà évoquée d’un recours à la Cour suprême en vue de casser la grève. Finalement, le bon sens a prévalu dans les deux camps engagés dans ce bras de fer.
Néanmoins, depuis mardi dernier, l’impatience se faisait sentir en l’absence de résultats concrets. Dans une tentative de réduire le fossé entre la MSPA et le JNP, le ministre du Travail avait multiplié les contacts avec les deux partis et s’était même permis de venir de l’avant avec le deal d’une révision salariale intérimaire de 13 % et la nomination d’un arbitre indépendant, sans nul doute l’ancien juge Bushan Domah, pour compléter unfinished business.
Les 48 heures subséquentes devaient témoigner de l’intransigeance de part et d’autre. Le JNP refusait d’entretenir l’idée de voir les droits acquis être remis en question en faisant partie de l’arbitrage. La MSPA protestait contre le fardeau additionnel avec cette révision salariale. Mercredi, les animateurs du JNP allaient recevoir un boost sous la forme de la marche de protestation des laboureurs et des artisans de l’industrie sucrière le long de la principale artère de la capitale.
La formule de paiement de cette augmentation de 13 %, soit deux ans pour le JNP, et quatre ans pour la MSPA, s’est présentée comme l’un des derniers obstacles à surmonter. L’option du paiement en trois tranches, soit 7 % + 3% + 3% allait constituer la brèche dans la poursuite des négociations et la nuit de jeudi à vendredi allait être déterminante.