L’Institut français de Maurice invite l’écrivain voyageur Jean-Luc Coatalem pour la présentation de son nouveau livre Le gouverneur d’Antipodia, un roman qui présente la particularité de se situer dans une île australe de l’Antarctique et de mettre en scène parmi d’autres un personnage mauricien… Cet ouvrage sera présenté au public le jeudi 9 février à l’IFM.
L’auteur donnera quelques conférences dans des écoles. Jean-Luc Coatalem devrait dialoguer le samedi 11 février à 19 heures avec Carl de Souza, dont l’excellent roman, En chute libre, disponible à Maurice est actuellement lancé en France.
Moïse est le personnage mauricien qui va apparaître sur l’île d’Antipodia et semble-t-il troubler l’apparente quiétude d’un chef de poste et de son mécanicien qui y vivent depuis quelque temps. « Un naufragé aussi, sur un bout de bois, poussé par les vagues. Lui, un Mauricien, s’appelle Moïse. Il se croit sauvé des eaux froides. Il pose son pied nu sur la grève désolée. C’est alors que tout commence. Que tout éclate. Et qu’Antipodia résonne tout entière. » Voici comment Jean-Luc Coatalem situe l’action de son roman dans cette île australe, froide et battue par les vents. Le chef de poste se fait appeler “gouverneur” et tourne en rond remâchant sa disgrâce. Le mécanicien cavale quant à lui autant qu’il peut sous l’euphorique emprise de l’herbe reva-reva, dont il se fait des décoctions.
Jean-Luc Coatalem ne vient pas ici inventer une épouse à Robinson Crusoé comme Coetzee. Ce journaliste spécialisé dans le voyage vient plutôt composer un roman à mi-chemin entre un goût de l’aventure à la Jules Verne et un effroi à la Stephen King.
Ayant vécu son enfance en Polynésie et son adolescence à Madagascar, Jean-Luc Coatalem a toujours voyagé en pensées comme en actes. Il travaille pour différents magazines tels que Grands Reportages ou Géo et n’a cessé d’écrire des romans qui prennent place dans les endroits les plus dépaysants. Il s’est surtout fait connaître par son essai sur Paul Gauguin, Je suis dans les mers du Sud (Livre de poche, 2003) ainsi qu’une ode à la géographie et à l’errance, La consolation des voyages (Livre de poche, 2006). Il a réalisé deux albums de BD avec Loustal et vient de signer Il faut se quitter déjà, un récit mélancolique qui prend place en Amérique Latine, et Le dernier roi d’Angkor sorti chez Grasset en 2010.