Le premier prix Mokanda a été attribué à l’écrivaine mauricienne Ananda Devi, qui a reçu sa récompense vendredi dans le contexte du Salon du Livre à Paris. Décerné par les représentants du Congo, ce prix récompense une oeuvre entière, francophone, qui doit être inspirée par l’amour et un vif intérêt pour l’Afrique, bien que l’auteur ne soit pas tenu d’en être originaire.
Ananda Devi était en lice aux côtés d’Alain Mabanckou et de Boualem Sansal pour le prix Mokanda, qui a été initié par l’ambassade du Congo pour récompenser le parcours, la démarche et l’oeuvre d’un écrivain francophone d’Afrique ou d’ailleurs, dont les textes s’inspirent de l’Afrique et célèbrent le continent. Lorsqu’elle a reçu sa distinction le vendredi 16 sur le stand des livres et auteurs du Bassin du Congo au Salon du Livre à Paris, Ananda Devi a affirmé sa fierté d’être la première à bénéficier de ce prix.
L’écrivaine mauricienne, l’auteure d’Eve de ses décombres, s’est aussi déclarée touchée de le recevoir des mains de l’ambassadeur du Congo Henri Lopes, président du jury et lui-même écrivain. Elle a précisé à ce propos qu’elle avait vécu au début des années 80 dans ce pays « à l’ombre de la voix du fleuve, de Brazzaville, à l’ombre de Tchikaya et de La vie et demi de Sony Labou Tansi ».
En lingala, une des langues congolaises, Mokanda désigne un écrit, un courrier ou un manuscrit. Ce mot qualifie aussi les diplômes scolaires et universitaires. Le jury était composé de journalistes littéraires, d’écrivains ou universitaires du monde francophone, tels qu’Olivier Barrot, Boniface MBoussa, Tahar Bekri, Isabelle Fofana ou Jean-Michel Place. Depuis trois ans, le stand des livres et auteurs du bassin du Congo amène au Salon du Livre une offre particulièrement large de littérature africaine francophone.